Gasland de Josh Fox Version imprimable

Note : 2.8/5 (5 notes)

Mots-clés :

Josh Fox est directeur de théâtre aux USA. En 2008, son père reçoit un message adressé par une compagnie de gaz. Sa maison, ses terres sont situées sur un énorme gisement de gaz. Si Mr Fox senior autorise l'extraction du gaz, il recevra un gros, très gros chèque. Josh, perplexe, prend une caméra et sillonne l'Amérique à la découverte des forages et discute avec des habitants, proches des  puits de forage. Nous découvrons que le fracking ( fracturation hydraulique), consiste à libérer le gaz enfermé dans les interstices et les fissures des roches souterraines en injectant une très forte pression d'eau, du sable et des produits chimiques. Il découvre que, près des puits , des personnes et des animaux sont malades, des ruisseaux gargouillent, et cerise sur le gâteau, l'eau du robinet s'enflamme lorsqu'on approche un briquet (elle contient du méthane). 18 mois durant, il va mener l'enquête et constater que l'extraction du gaz est catastrophique pour la faune, la flore, les cultures...et les hommes. Josh Fosh ne se pose pas en militant farouche et guerrier, il filme de manière candide, pose des questions naïves et adopte un ton bon enfant. Ce qui fait encore plus froid dans le dos. Hallucinant et tout est vrai.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir
   
Gasland
de Josh Fox. Le Réserver ?

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Philomena de Stephen Frears Version imprimable

Note : 2.6/5 (5 notes)

Mots-clés :

J'ai vu ce film au cinéma, je l'ai revu en et l'émotion est toujours aussi intense. Irlande 1952. Philomena Lee, jeune adolescente tombe enceinte. Elle est "mère célibataire". Situation inacceptable. Elle est "placée" chez les soeurs dans un couvent à Roscrea. Elle y rejoint nombre de jeunes filles dans le même cas. Elles triment dur et n'ont le droit de voir leur enfant qu'une heure par jour. Elles sont rabrouées par les soeurs, limite (pour moi) maltraitance. D'après les soeurs, elles ont pêché et doivent le payer cher, trop cher. Les enfants sont adoptés ou plutôt "vendus" à des couples d'Américains.Le fils de Philomena n'échappe pas à la règle. 50 ans plus tard, elle rencontre un journaliste, Martin Sixmith, et lui raconte son histoire. Durant toutes ces années elle a cherché son fils, en vain. Celui-ci, pour redorer sa carrière, décide d'aider Philomena à retrouver son fils, contre une émission à sensation. Et voici notre duo atypique, attendrissant, drôle parfois, parti à la recherche d'Anthony. C'est réellement arrivé. Des mères et des enfants irlandais de cette époque se cherchent toujours, car curieusement beaucoup d'archives ont "brûlé". Ce film m'a bouleversée. J'ai été horrifiée par la méchanceté, il n'y a pas d'autre mot, de ces soeurs irlandaises. A la fin du film Philomena leur accorde son pardon. Comme le journaliste je n'aurai jamais pardonné. Jamais.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir                

Philomena de Stephen Frears - Pathé. Le Réserver ?

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Boy de Taika Waititi Version imprimable

Note : 2.4/5 (5 notes)

Mots-clés :

On a tous besoin d'un héros. Oui, mais... Boy est un jeune Maori de 11 ans. Avec son petit frère et ses cousins, il habite chez sa grand-mère. Il est fan de Michael Jackson, essaie de s'habiller comme lui et exécute de manière fidèle la chorégraphie de la fameuse chanson "Thriller". Mais celui que Boy vénère par dessus-tout est son père, absent depuis 7 ans. Le jeune garçon l'imagine en super-héros. La grand-mère de Boy s'en va quelques jours et confie toute la petite famille au jeune garçon. Un jour, le père réapparaît, accompagné de deux acolytes. Et malgré la bonne volonté de Boy à le sublimer, ce père n'est pas à la hauteur de ses rêves. Vraiment pas. Les jeunes sont très attachants et le père, ah le père ne mérite d'avoir des enfants aussi formidables. Un joli film tout en tendresse venu de Nouvelle-Zélande.

Boy de Taika Waititi - Arte Editions. Le Réserver ?

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

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L'arbre de Julie Bertuccelli Version imprimable

Note : 2.2/5 (4 notes)

Mots-clés :

Voici un film tout en douceur, en demi-teinte, d'une grande poésie visuelle, aux personnages pas toujours crédibles, notamment la mère, mais malgré tout, très attachants.
En Australie, un énorme figuier envahit le jardin de Dawn, Peter et leurs enfants. Peter meurt soudainement d'une crise cardiaque et chaque membre de la famille réagit à ce deuil, différemment. Dawn, la mère s'enferme dans son chagrin et ne s'occupe plus de ses enfants. Le fils aîné, jeune adolescent, prend les rênes de la famille et gère le quotidien.Le petit dernier est mutique. Et Simone, 8 ans, pense que l'âme de son père a fusionné avec le figuier du jardin. Elle passe de plus en plus de temps dans ses branches et dialogue avec lui, persuadée qu'elle parle avec son père. Mais le figuier trop proche menace la maison. Une seule solution, l'abattre. Ce film est l'histoire touchante d'un deuil. La réalisatrice dit : " Quand des choses terribles vous arrivent, vous savez que vous devez vivre avec votre peine. Mais vous pouvez aussi la transformer en une source d'inspiration créatrice. " Ce film est une adaptation du de Judy Pascoe L'arbre du père. Bertuccelli, enchantée par cette histoire, a voulu la réaliser en Australie. Elle a cherché l'arbre idéal, dans le lieu idéal et a vu près de 1000 arbres avant de choisir celui du film. Bien évidemment le personnage principal du film est ce fameux figuier.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

L'arbre de Julie Bertuccelli - VIDEO. Le Réserver ?
L'arbre du père de Judy Pascoe. Le Réserver ?

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Les beaux jours de Marion Vernoux Version imprimable

Note : 2.3/5 (3 notes)

Mots-clés :

Caroline « jeune retraitée » n'a plus que du temps libre devant elle. Que peut-elle faire désormais pour remplir le vide apparent de sa vie. Elle n'a pas l'intention de remplir son agenda avec des activités encadrées de « seniors ». Peut-elle encore tout réinventer ? Magnifique film d'apprentissage qui aborde le nouveau visage des femmes de soixante ans qui n'ont pas envie, malgré les conventions sociales, de renoncer à leur féminité, ni à la passion. Servi par une Fanny Ardant émouvante et un Patrick Chesnay très juste en mari trompé lucide et mélancolique, ce film joue avec les clichés sur la retraite sans tomber dans la caricature. Superbe portrait plein de sensibilité d'une femme libre et bien vivante. Les « beaux jours » ne sont-ils pas ceux que l'on veut bien s'accorder à toutes les étapes de la vie ?

- bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Les beaux jours de Marion Vernoux - France Télévision Distribution. Le Réserver ?

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