Ligne de faille de Nancy Huston Version imprimable

Note : 2.7/5 (3 notes)

Mots-clés :

Histoire de quatre moments dans la vie d’enfants de six ans pendant la Deuxième Guerre mondiale, tant aux États-Unis, en Allemagne, en Israël qu’au Canada. Les enfants sont reliés entre eux par des secrets et surtout par la politique nazie visant une race arienne pure (la politique du Lebensborn) pour les cent prochaines années. Le livre est difficile à suivre, mais au deuxième chapitre, il devient à la fois clair, simple et surtout très bien écrit. Le nous rappelle aussi le poids du passé et son influence sur le présent ; l’on ne quitte jamais son enfance, nous apprenons juste de nouveaux tours. Je me promets de lire d’autres Nancy Huston.

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Ligne de faille de Nancy Huston. Le Réserver ?

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Le degré suprême de la tendresse de Héléna Marienské Version imprimable

Note : 2.5/5 (4 notes)

Mots-clés :

Il ne faut pas entrer dans cet ouvrage en s’attendant à trouver là une apologie de la tendresse. C’est plutôt « hard », comme on dit aujourd’hui, voire « trash »… Les premières pages s’ouvrent sur le sang qui coule dans le caniveau, faisant hurler le violeur, et libérant la violée dont les jeunes dents ont tranché dans le vif… Tout l’art d’H. Marienské va s’exprimer alors dans la déclinaison de la scène, plus ou moins arrangée, remaniée, en 8 pastiches fort réussis de différents auteurs aussi éloignés les uns des autres que le ciel l’est de la terre. Nous trouvons là Montaigne qui côtoie Houellebecq, le caïd de la zone qui fredonne en verlan, avec l’accent du quartier, cela va de soi, La Fontaine, Perec, Céline… Lors de la deuxième édition, nous ne sommes plus vraiment surpris par la teneur du récit, et nous pouvons donc apprécier l’incroyable facilité de l’auteure à passer d’un auteur à l’autre sans jamais nous lasser, bien au contraire. La plume de Marienské est tout à tour vive, expressive, furieuse, enjouée, crue, fouineuse, jouisseuse. Elle explore et croque avec gourmandise la langue de ces différents écrivains et réussit admirablement à faire passer le message que l’abus de pouvoir trouve toujours un pouvoir plus violent. A savourer tout particulièrement le morceau intitulé « Chupa Chups » assez mordant… Mais Montaigne décrivant la scène n’est pas mal non plus !


Bernard, lecteur du troc lecture. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H.Une suggestion de lecture proposée au club des Irresistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des
Médi
athèques du Pays de Romans.


Degré suprême de la tendresse
de Héléna Marienské - Héloïse d'Ormesson.
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L’Espionne de Tanger de Maria Duenas Version imprimable

Note : 1.6/5 (5 notes)

Mots-clés :

 Sans avoir une écriture exceptionnelle, l’auteure raconte bien. Les descriptions de lieux et de personnages sont vivantes, l’intrigue est bien menée et nous tient en haleine jusqu’à la fin.
Il s’agit d’amour, d’amitié, de débrouillardise, de créativité, d’entraide, d’affirmation de soi, d’espionnage, du poids du mensonge même s’il est nécessaire parfois pour survivre. Sira quitte Madrid vers Tanger, avec son amoureux, puis se retrouve complètement seule à Tétouan où elle se fait des amis. Elle retourne à Madrid. Une mission à Lisbonne risque de lui coûter la vie. Le tout se situe dans le contexte de la guerre civile en Espagne, du Protectorat espagnol au Maroc, puis de la Deuxième Guerre mondiale.
Plusieurs personnages du ont réellement existé. C’est en même temps une chronique d’époque qui aide à saisir les rapports entre les nazis, les franquistes et les Anglais.
Très intéressant !


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Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Et devant moi, le monde de Joyce Maynard Version imprimable

Note : 2.5/5 (6 notes)

Mots-clés :

Joyce, étudiante à Yale, a 18 ans en Avril 1972 quand elle publie dans le New York Times un article intitulé : « Une jeune fille de 18 ans se retourne sur sa vie ». Parmi les nombreuses lettres qu’elle reçoit, il en est une qui la comble de joie, celle de J.D Salinger, auteur culte de « L’attrape-cœurs », qui la complimente et l’encourage vivement à poursuivre une carrière littéraire. Alors, c’est un enchaînement. Beaucoup de lettres sont échangées avec Jerry, jusqu’au jour où Joyce accepte la proposition du maître de venir vivre chez lui. Là, Joyce va subir l’influence délétère d’un homme vivant en ermite, hors du monde et haïssant les autres, ne se soignant que par l’homéopathie qu’il étudie auprès des spécialistes. La tendance de Joyce à l’anorexie va s’accentuer, et peu à peu Salinger va la traiter avec cruauté, comme une chose, affreuse et vile, un être abject, la rejeter et la congédier. Tout l’écœurement du monde atteint Joyce. Effondrée, elle, si gaie, si optimiste, si agréable avec tous, si sociable, va devoir se reconstruire. Elle retrouve goût à la vie avec Steve, un taiseux qui lui donne 3 enfants, ce qu’elle désirait ardemment. Après une quelques années ensemble ils se séparent. Joyce Maynard se penche dans ce sur sa vie pour trouver ce qui l’a conduite à tous ces « ratés », à ce parcours inconfortable, torturé, l’amenant de la lumière aux ténèbres, de la joie aux pleurs, de l’espérance à la mélancolie. Pour repartir et connaître à nouveau la sérénité, il lui faut retrouver ces virages manqués qui ont fait basculer son existence. La critique a été très dure avec Joyce Maynard parce qu’elle a osé révéler la part d’ombre et de cynisme de Salinger. Son , s’il fut pour elle la bouée de salut, et quoique autobiographique, vaut l’attention du lecteur.

Bernard, lecteur du troc lecture organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H.Une suggestion de lecture proposée au club des Irresistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Et devant moi, le monde de Joyce Maynard - 10/18. Le Réserver ?
L'attrape-coeur. Le Réserver ?

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L’Enfant du Titanic de Leah Fleming Version imprimable

Note : 3.5/5 (6 notes)

Mots-clés :

Le naufrage du Titanic, le 15 avril 1912, a inspiré beaucoup d’auteurs et de réalisateurs de films. Dans cette saga familiale, on va faire la connaissance de deux femmes qui ne se seraient probablement jamais rencontrées sans cette catastrophe. Une amitié très forte et indéfectible va les unir tout au long de leur vie.
La nuit du naufrage, May qui menait une vie très modeste à Londres, partait pour New York dans l’espoir d’avoir une vie meilleure avec son mari ; elle sera la seule à pouvoir accéder au canot de sauvetage.
Céleste, quant à elle, vivait dans un milieu aisé à New York avec son mari, un homme brutal et violent, et leur fils de cinq ans, Rodrick. C’est en se rendant aux obsèques de sa mère, en Angleterre, qu’elle sera amenée à prendre le Titanic au retour.
Au cours de cette nuit de cauchemar, les sauveteurs vont récupérer un bébé qu’ils remettront à May pensant que c’était le sien. May, en pleine douleur, va décider de garder ce bébé et de le faire passer aux yeux de tous pour le sien.
Commence alors pour elle une longue vie de mensonges, de culpabilité et de trahison.
Céleste, qui la prend en charge à New York, en l’hébergeant dans un premier temps, va ensuite lui permettre de revenir avec l’enfant en Angleterre.
On suivra le destin de ces femmes sur presque 600 pages, mais sans aucun moment de lassitude. J’ai trouvé que c’était bien écrit, facile à lire.
Un bon moment de détente, à condition bien sûr, d’aimer ce genre de .

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