Libra de Don DeLillo
Mai 20 13
Mots-clés : roman
J’ai adoré ce livre ! L’auteur raconte l’histoire de l’assassinat du président Kennedy comme un vrai roman policier. Ce 22 novembre 1963 a marqué mon enfance. Le contexte historique est bien expliqué : l’échec de la baie des Cochons, la guerre froide… On assiste à la préparation du complot ; il y a beaucoup de personnages qui évoluent dans différentes régions des États-Unis pour converger vers cet événement tragique. C’est surtout la vie du principal acteur, Lee Harvey Oswald, un jeune Américain, né sous le signe de la Balance (« Libra » en anglais), désadapté social et vulnérable… On suit son parcours erratique. On connaît la fin, mais pas toute la vérité. Toutefois, il y a beaucoup de matière à réflexion !
Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.
22/11/63 de Stephen King
Mai 20 13
Mots-clés : roman
Quel plaisir de retrouver Stephen King de renouer avec lui, avec son talent de conteur.
Jake Epping est professeur d’anglais dans un lycée à Lisbon Falls dans le Maine. Un jour, il reçoit un coup de téléphone qui va changer sa vie. Al, qui tient un fast-food dans une ancienne caravane, lui révèle son secret. Il a découvert il y a quelques années un passage secret temporel, qui l’emmène, toujours à la même date, en 1958. Al s’est investit d’une mission mais qu’il ne peut plus réaliser car il est atteint d’un cancer en phase terminal. Il demande alors à Jack d’empêcher Lee Harvey Oswald d’assassiner JFK. Rien de moins: empêcher l’assassinat de JFK ! Et donc changer le cours de l’histoire. Car si Kennedy n’était pas mort : pas de guerre du Vietnam, pas d’assassinat de Martin Luther King, pas de Nixon à la Maison Blanche…du moins c’est ce que pense Al. Jack promet et l’aventure commence… Mais peux-t-on changer le passé ? Et est-ce que le passé veut être changé ? Si chaque changement même minime a des répercussions dans le futur...
Ce résumé n’illustre pas le plaisir que j’ai eu à embarquer dans l’Amérique des sixties. La description des années 50 et 60 est passionnante, détaillée, mais surtout vivante. L’occasion pour l’auteur de dépeindre la face obscure du rêve américain Je me suis totalement immergée dans cette Amérique fantasmée et disparue. Car à travers l’uchronie d’un monde où Kennedy ne serait pas mort assassiné, King répond à ce souhait cher à la littérature populaire et au commun des mortels : « Et si… ! » Et en prime il y a une très belle histoire d'amour qui transgresse toutes les lois de la physique et de l'espace temps J’ai eu un grand, un immense plaisir à retrouver le talent de Stephen King, que j’avais abandonné il y a quelques années. Quelle joie de retrouver dans ces 934 pages, l’essence même de Stephen King, tout ce qui faisait de lui le merveilleux conteur d’histoires de mon adolescence J’ai apprécié aussi les clins d’œil à certains de ces romans. Un livre passionnant, écrit avec talent. On ne s’ennuie pas une seconde. Que vous soyez fan ou pas de l’auteur : lisez-le vous ne serez pas déçu, Stephen King est un excellent conteur
Lila - bibliothécaire à la Médiathéque Monnaie.et participante au
Troc lecture organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis
du mois à 16H.Une suggestion de lecture proposée au club des Irresistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans. 
22/11/63 de Stephen King - Albin Michel. Le Réserver ?
A lire aussi : Le Voyage de Simon Morley. Le Réserver ?
A écouter : A Memorial for Glenn Miller 1. Le Réserver ?
D'autres conseils de lectures sur notre portail
Shantaram de David Roberts
Mai 13 13
Mots-clés : roman
871 pages très denses, aux caractères trop petits pour être lus confortablement. Oubliez l’avion et le train, ça bouge trop. Ne pensez pas non plus à la plage, trop de soleil. J’ai tout essayé pendant de longs mois afin de venir à bout de cette saga qui était pourtant captivante au départ. Ceci est donc une chronique de lecture inachevée ou abandonnée. Pourtant, j’ai beaucoup aimé le regard porté sur l’Inde des années 80. On se croirait dans les rues de Bombay ; du moins, cela ressemble à l’image qu’on peut s’en faire, même sans jamais y avoir mis les pieds, ni par avion, ni par train. L’Inde peinte par Gregory David Roberts est très humaine. L’auteur excelle dans les descriptions. On voit les sourires. L’adaptation cinématographique bénéficiera d’un excellent canevas.
Mais à la longue, ça m’est apparu trop : trop lent et répétitif. Et un peu narcissique. Ce roman est inspiré de la vie de l’auteur, bagnard évadé des prisons australiennes. On me l’avait chaudement recommandé, il a été traduit en 31 langues. Il doit donc y avoir plein de gens qui l’ont apprécié et je peux le comprendre, mais moi, j’ai des réserves. Je me suis libéré à la page 470.
Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.
Lettres d'Agathe de Nathalie Ferlut
Mai 13 13
Mots-clés : bd
Agathe est née en 1946. Sa mère qui a un déjà un fils, François, va vite se remarier et avoir un nouveau garçon. Elle adorera ses fils sa vie durant mais ne témoignera aucune affection à sa fille qui, même si elle n'est pas battue, est victime de la violence parfois sourde, parfois véhémente de celle qui l'a mise au monde.
Des années plus tard, Agathe va écrire trois lettres à celle qui n'a pas su l'aimer et qui est désormais morte. Pour tenter de reconstruire le fil de leur relation, de leurs non-dits, de leurs rendez-vous manqués, de leur (dés)amour, la jeune femme va se replonger dans son enfance douloureuse et tenter de comprendre pourquoi. Au bout de cette quête, elle découvrira un secret de famille qui, s'il n'explique pas tout, permet de lever en partie le voile sur cette difficile relation mère-fille.
Cette BD servie par un graphisme impecable et une écriture magnifique a été un véritable coup de coeur. A travers cette histoire de filiation compliquée, on découvre la trajectoire d'une jeune fille forte qui s'émancipe grâce à ses études, sa volonté et sa capacité de résilience.
Adja - bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir et participante au
Troc lecture organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis
du mois à 16H.Une suggestion de lecture proposée au club des Irresistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans. 
Lettres d'Agathe de Nathalie Ferlut - Delcourt. Le Réserver ?
D'autres conseils de lectures sur notre portail
La Déesse des petites victoires de Yannick Grannec
Mai 06 13
Mots-clés : roman
Albert Einstein aimait à dire : « Je ne vais à mon bureau que pour avoir le privilège de rentrer à pied avec Kurt Gödel. » Cet homme, peu connu des profanes, a eu une vie de légende : à la fois dieu vivant de l’Olympe que représentait Princeton après la guerre et mortel affligé par les pires désordres de la folie.
L’histoire débute à Princeton en 1980. Une jeune documentaliste a pour mission de récupérer les archives de Kurt Gödel auprès de sa veuve Adèle. Une relation particulière s’amorce entre les deux femmes dont les règles du jeu sont imposées par la veuve. Elle veut raconter son histoire d’amour et de femme confrontée avec le génie et la folie que personne n’a jamais voulu entendre. C’est une fiction, mais l’auteure est fidèle aux événements biographiques, historiques et scientifiques. C’est intelligent, mordant, avec un humour sarcastique assez jouissif, je dois dire. Pas besoin de connaître les mathématiques pour apprécier.
Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

