Une famille comme il faut de Rosa Ventrella Version imprimable

Note : 5/5 (3 notes)

Mots-clés :

Maria De Santis est une petite fille d’une dizaine d’années qui vit à Bari sur l’Adriatique. Sa famille, très pauvre, demeure dans un quartier où il faut se battre pour survivre – violences, bagarres, médisances et calomnies font partie du quotidien. C’est en dialecte qu’on échange, la mère de Maria ne parle même pas l’Italien et peine à communiquer avec les enseignants de sa fille. Un jour, Maria découvre une caisse de livres dans la cave où son père se réfugie à l’occasion. À l’école, elle est remarquée par un professeur qui la compare à une éponge et qui la dirigera vers un lycée qui changera sa vie. Parmi les personnages : son grand ami pour toujours, Michele, les compagnes de classe jalouses de ses succès, ses nouveaux amis du lycée qui ignorent tout de ses origines, ses frères, Giuseppe, le bon fils Vincenzo, le voyou, la Mezzafemmna, la Mamie, les voisines, son père qui ressemble à Tony Curtis, mais qui ne sait pas contrôler sa rage et ses frustrations.
Quel tableau parfait pour raconter une histoire tout en douceur… pourtant, Maria semble imperméable à la grande misère qui suinte à chaque page. Ce m’a transportée comme un film de Fellini, de Scola ou encore des frères Taviani. Un ravissement ! Gros coup de cœur ! Très hâte de lire la suite.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques de ValenceRomansAgglo.

Une famille comme il faut de Rosa Ventrella - Les Escales. Le Réserver ?

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Octobre de Søren Sveistrup Version imprimable

Note : 3/5 (7 notes)

Mots-clés :

J’ai déjà lu plus de polars quand j’étais plus jeune. Mais en voici un qui m’a dernièrement littéralement séduite sur tous les plans : Octobre de Søren Sveistrup. Ce scénariste et écrivain danois est connu par ses séries télévisées. Octobre est son premier . Début octobre, la police découvre dans une banlieue de Copenhague une jeune femme tuée et abandonnée sur un terrain de jeu. On l’a amputée d’une main et suspendu au-dessus de sa tête un petit bonhomme en marrons. Ça ne s’arrête pas là, bien sûr (le a 633 pages !), les enquêteurs cherchent un lien entre la disparition de la fille de la ministre des Affaires sociales et les femmes mortes.
Un très bon livre qui se lit merveilleusement bien. Thriller mené de main de maître, pas trop épeurant (mais qui pourrait l’être s’il était accompagné de ), qui n’empêche pas de dormir. Tout coule, et l’histoire et l’écriture. Je l’ai raconté à une amie en me demandant quand donc j’avais vu ce film ou cette série : c’est dire comment c’est écrit avec justesse.

Octobre
de Søren Sveistrup - Albin Michel. Le Réserver ?
La critique de ici

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Le gardien de la Joconde de Jorge Fernández Díaz Version imprimable

Note : 3.4/5 (8 notes)

Mots-clés :

L’histoire est la relation entre une avocate espagnole – qui se fait appeler La Joconde – venue à Buenos Aires bâtir un réseau d’exportation de vin vers l’Europe et son gardien. Finalement, elle est là pour une toute autre raison.
Relation intense, personnages tragiques, trafiquants, corruption, quartiers complets de la ville abandonnés aux mafias diverses.
L’écriture de cet auteur emporte le récit à un rythme affolant et même les personnages secondaires sont importants.
Je n’en dévoile pas plus, c’est un thriller à lire.

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Le gardien de la Joconde de Jorge Fernández Díaz - Actes Sud. Le Réserver ?

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Dîner à Montréal de Philippe Besson Version imprimable

Note : 3.6/5 (5 notes)

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Je ne peux pas dire que j’ai aimé ce . Mais je ne l’ai pas détesté non plus. Commençons par le démolir. D’abord le titre. Pour les Européens, c’est le dîner et pour nous le souper. C’est Besson lui-même qui le dit. Ça se passe à Montréal, mais ça n’a aucune espèce d’importance. Bref, tant qu’à choisir un titre qui ne veut rien dire, aussi bien choisir « Souper au restaurant ». Mais sérieusement, ce aurait dû s’intituler
« Tu m’en as voulu ? » ou encore « Moi, je m’en suis voulu ». Car là est le cœur de tout le . Il s’en est fallu de peu que ce soit un très bon . Car l’idée de mettre en scène ce genre de personnages autour d’une même table est assez savoureuse : Philippe et Paul, des anciens amants qui se revoient après 20 ans ; , la femme de Paul ; Antoine, le nouveau conjoint de Philippe. Je m’attendais à ce que ça explose. Ça n’a même pas fait un pet. Et que dire de toutes ces parenthèses que Besson utilise à la place des virgules, c’est non seulement agaçant, mais ça ne signifie rien. Et pour finir, le Philippe du Dîner à Montréal est le même qui l’écrit. Il parle de ses propres livres que l’on n’a pas nécessairement lus. Ça aussi c’est agaçant : quand la pâte à dent est sortie du tube, on va jusqu’au bout. Sinon, pas la peine d’en parler. Mais ça vaut le coup de lire ce , ne serait-ce justement pour ce huis clos qui ne donne aucune chance à personne.

Dîner à Montréal de Philippe Besson - Juilliard. Le Réserver ?

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Les Victorieuses de Laetitia Colombani Version imprimable

Note : 3.1/5 (8 notes)

Mots-clés :

Les Victorieuses : deux histoires de femmes (Solène et Blanche), à deux époques différentes, ayant comme lieu commun le Palais de la Femme à Paris. Blanche a fondé le Palais de la Femme en 1926. Solène, elle, femme du XXe siècle, est avocate et victime d’un burn out. Son psychiatre lui suggère le bénévolat pour s’en sortir. Solène saura rebondir.
Ces deux femmes remarquables nous démontrent les bienfaits de se vouer à des causes sociales.
L’écriture est fluide. On passe aisément d’un siècle à l’autre, d’une héroïne à l’autre. Ce livre est une excellente leçon de vie. À lire !
On notera que l’auteure en est à son second , le premier, La Tresse (2017), avait particulièrement retenu mon attention.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques de ValenceRomansAgglo.

Les Victorieuses de Laetitia Colombani - Grasset. Le Réserver ?
La tresse. Le Réserver ?

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Au cœur du Yamato d Aki Shimazaki Version imprimable

Note : 3.8/5 (11 notes)

Mots-clés :

Vous est-il déjà arrivé d’observer attentivement des gens dans un lieu public et d’imaginer leur parcours ? Que font-ils dans la vie, à quoi ressemble leur quotidien, sont-ils de grands musiciens ou des écrivains puisant leur inspiration dans ce café ? On se surprend alors à épier, à tendre l’oreille, bref, à devenir indiscret. C’est ce sentiment d’indiscrétion qu’on éprouve en lisant les romans du cycle Au cœur du Yamato – nom ancien désignant le Japon. Avec Aki Shimazaki nous devenons des voyeurs faisant intrusion dans la vie de différentes personnes associées à la compagnie d’import-export Goshima de Tokyo.
D’un récit à l’autre, on ne sait pas qui sera mis en vedette. Chaque raconte l’histoire de la vie intime et les secrets d’un personnage différent.
On peut lire une seule histoire, mais il est agréable de suivre le fil qui les relie les uns aux autres en lisant les cinq romans. C’est un peu comme admirer une seule des fleurs d’un bouquet ou apprécier tout l’arrangement floral.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques de ValenceRomansAgglo.

Au cœur du Yamato
d'Aki Shimazaki - Actes Sud. Les Réserver ?

Né d’aucune femme de Franck Bouysse Version imprimable

Note : 2.7/5 (19 notes)

Mots-clés :

Quel plaisir de découvrir un nouvel auteur aux nombreux talents ! La vie de Rose témoigne du courage à traverser les embûches d’une vie très pénible. Voici ce que l’on pouvait lire sous la plume de Sandrine Lazure dans la revue Les Libraires : « Un prêtre hérite de cahiers sortis en douce d’un ancien couvent hébergeant des malades psychiatriques oubliés du monde. Par ce legs, l’homme d’Église se retrouve détenteur d’une mémoire vive dont il ne sait que faire… Dès la première lecture, le poids du secret pèse sur sa conscience. La vie de Rose a tout d’un conte horrible. Un père qui, par désespoir, vend sa fille. Une enfant de 14 ans se retrouvant prisonnière d’un manoir habité par un duo diabolique qui lui fait vivre les pires horreurs. Pourtant, cette histoire, c’est aussi celle de rencontres porteuses d’espoir et d’actes de courage plus grands que nature.
Au-delà du récit dur et poignant, un d’exception. Et un auteur dont on retiendra le nom. » À lire !

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques de ValenceRomansAgglo.

Né d’aucune femme
de Franck Bouysse - La Manufacture. Le Réserver ?
La critique de ici

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Des jours sans fin de Sebastian Barry Version imprimable

Note : 2.9/5 (18 notes)

Mots-clés :

Une pépite dans un bras de rivière qui m'avait échappée ! L'Histoire du jeune Thomas McNulty chassé d'Irlande par la Grande Famine dans les années 1850 et venu tenter le diable en Amérique. Et quel diable ! lui ayant fait rencontrer sur sa route son premier ami John Cole et qui le fait s'engager, corps et âme, dans la plus brutale et la plus sauvage des périodes de l'histoire américaine ! "Des jours sans fin" dans les grandes plaines de l'Ouest à combattre les "braves" - comme on appelle les guerriers indiens -, la beauté âpre de la nature et la violence qu'on garde tapi au fond de nous. Quelques traités qui ont valeur de courtes trêves pendant lesquelles l'appel de la scène et du spectacle où l'on se travestit pour se débarrasser des oripeaux de la guerre et se retrouver face à soi offrent une parenthèse bienheureuse dans la vie de deux Yankee. La jeune Winona, leur fille adoptive sioux et le vieux poète noir McSweny pour parachever un portrait de famille. Las, la violence ressurgit. Les massacres succèdent aux traités. La guerre de Sécession éclate. Et les yankee répondront encore à l'appel des jours sans fin.
Oubliez "Le secret de Brokeback Mountain", oubliez les vieux western. Il faut lire ce Sebastian Barry. C'est beau, lyrique, immensément romanesque et d'une tendresse et d'une âpreté rares. Une histoire d'amour en temps de guerre, de peuples, de fondation, de sang, de barbarie, de recherche d'identité, de compréhension du monde comme j'en avais jamais lu. Et je crois que c'est le plus grand que j'ai découvert cette année.

Allan- Libraire à la Librairie des Cordeliers. Membre des Lectures Irrésistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal; partenaire des Médiathèques ValenceRomans.

Des jours sans fin de Sebastian Barry - Joelle Losfeld. Le Réserver ?

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