Je suis Pilgrim de Terry Hayes Version imprimable

Note : 3.2/5 (6 notes)

Mots-clés :

C’est le premier livre de Terry Hayes et je l’ai beaucoup aimé. Même si le lien entre les deux enquêtes est plus qu’improbable, il n’en demeure pas moins qu’elles sont captivantes toutes les deux. Particulièrement celle du terroriste musulman (le Sarrasin) qui s’apprête à commettre un crime contre l’humanité. Cette menace est actuellement et réellement la plus grande crainte qu’ont nos services de renseignement et, compte tenu de ce qui vient de se passer à Charlie Hebdo, cela est d’autant plus terrifiant. À lire avec angoisse certifiée.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Je suis Pilgrim
de Terry Hayes - Jean-Claude Lattès. Le Réserver ?

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Vivre vite de Philippe Besson Version imprimable

Note : 2.2/5 (5 notes)

Mots-clés :

Dans ce nouveau livre Philippe Besson nous raconte, de façon très particulière la vie de James Dean, cet acteur adulé dans les années cinquante et décédé dans un accident de voiture à l’âge de 24 ans. Le film  La fureur de vivre  l’a fait connaître au grand public. Partant de témoignages de personnes qu’il a côtoyées pendant sa courte vie, et non des moindres, il va reconstituer son parcours. Ainsi, nous allons rencontrer sa mère, son père, ses oncles et tantes, ses amants, ses maîtresses (James Dean n’a jamais caché sa bisexualité). Mais aussi des acteurs, des réalisateurs, des professeurs, etc. Et même James Dean va s’exprimer. L’auteur parle à la première personne du singulier. Les chapitres sont très courts, ce qui ne rend pas le livre lassant. Bien au contraire, on le dévore. Parmi toutes ces personnalités, on va retrouver Marlon Brando, Liz Taylor, Tennessee Williams, Rock Hudson, Elia Kazan. J’ai vraiment beaucoup aimé ce qui se lit d’une traite et j’ai apprécié le travail de recherches documentaires que l’auteur a fait pour écrire ce livre. Que l’on connaisse ou pas James Dean (pour les plus jeunes) je le recommande vivement. Ce n’est pas un personnage fictif inventé par l’auteur, mais la vie d’un homme. Un homme tourmenté, rebelle. Il a quand même reçu, fait rare dans l’histoire du cinéma, l’Oscar du meilleur acteur à titre posthume.

Jacqueline - Membre des Lectures Irresistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de  Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Vivre vite de Philippe Besson - Julliard. Le Réserver ?

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Anatomie d’un crime d'Elizabeth George Version imprimable

Note : 2.5/5 (8 notes)

Mots-clés :

Peut-on vraiment choisir sa vie ou d’autres le font-ils pour nous ? C’est l’histoire de trois enfants malmenés par la vie. Le père a été assassiné et la mère est internée. Ils vivent chez leur grand-mère et son conjoint pendant quelques années. Celle-ci les abandonne à leur tante qui vit seule et qui tente de se bâtir un avenir. Ils se retrouvent dans un quartier inconnu et vont découvrir la délinquance et les gangs de rue. Ils veulent s’en sortir et leur parcours sera plein d’embûches. social plutôt que policier ; il nous fait réfléchir. Très sombre et violent : l’atmosphère est étouffante.
Cette auteure est extraordinaire pour l’étude psychologique, les descriptions d’ambiance urbaine et la tension dramatique.
Du grand art !

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Anatomie d’un crime d'Elizabeth George - Presses de la Cité. Le Réserver ?

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Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle Version imprimable

Note : 2.6/5 (9 notes)

Mots-clés :

Après avoir vu « La Vérité », film de Clouzot inspiré de son histoire, et en être sortie blessée à jamais, Pauline Dubuisson quitte définitivement la France pour le Maroc à Essaouira. Elle espère trouver l’oubli, l’anonymat, la paix… Elle va rencontrer un homme, ils vont tomber amoureux. Il ne connaît pas son passé. Doit-elle lui dire qui elle est ? Ce livre est la très longue lettre qu’elle écrit à cet homme pour tenter de lui raconter son histoire. L'auteur se glisse dans la peau de Pauline Dubuisson et lui donne la parole. C’est sous La plume de -Luc Seigle que j’ai fait connaissance avec Pauline Dubuisson qui a vraiment connu une destinée incroyable, échappant par deux fois à la peine de mort. J’ai été happée par cette histoire, j'ai ressenti de l'empathie pour Pauline Dubuisson malmenée par les hommes, le destin… Il réhabilite l'image de cette femme condamnée d'avance pour avoir été trop libre. A noter qu'aucune femme n'a pris la défense de Pauline Dubuisson, pas même Simone de Beauvoir. Pourtant son histoire s'inscrit dans une époque, après 1945, au moment de l'épuration, où le corps des femmes a souvent été maltraité.

- bibliothécaire à la Médiathéque Simone de Beauvoir participant des Lectures Irrésistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Je vous écris dans le noir de Jean-Luc Seigle - Flammarion. Le Réserver ?

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Le Premier homme d'Albert Camus Version imprimable

Note : 3.5/5 (2 notes)

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posthume et inachevé, l’auteur étant mort le 4 janvier 1960… De Jaeghere, journaliste et écrivain français dit : « Il s’était abstenu d’écrire son histoire, il n’ouvrait pas la porte de son jardin secret. » L’histoire d’une quête, d’une recherche du père, du secret d’une famille… Camus décrit un héros qui lui ressemble, Jacques Cormery. Il est né dans un coin perdu en Algérie à la veille de la guerre de 1914. Il n’a jamais connu son père décédé au combat durant la première année de la guerre. Il a été élevé par sa mère et surtout par sa grand-mère à Alger. Avec ce , nous sommes dans les confidences, les émotions réelles…C’est l’histoire d’un orphelin inconsolable…  sans qu’un père (ou une mère ou un substitut) ne lui ait transmis une religion, une morale. Sa famille était analphabète, mais considérait qu’elle était une race noble, il en était fier et aimant. C’est très touchant lorsqu’il nous raconte l’histoire de sa mère et leur relation. Il nous décrit ce paradoxe : ces gens pauvres au milieu de la beauté du monde : « […] j’ai mené sous le soleil la vie fastueuse d’un roi… » J’ai lu ce avec une grande émotion ; c’est une belle écriture, des tournures de phrases que nous n’utilisons presque plus, malheureusement, aujourd’hui. Et c’est une profonde réflexion sur l’héritage, la transmission, qui m’a fait du bien, ayant été orpheline également à un an. C’est un coup de cœur !

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Le Premier homme d'Albert Camus - Gallimard. Le Réserver ?

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