Expo 58 de Jonathan Coe Version imprimable

Note : 3.2/5 (6 notes)

Mots-clés :

Petit de style espionnage, à la fois romantique et parodie de l’atmosphère politique du temps, sur l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958. J’ai plus ou moins « embarqué » dans cette aventure de Thomas Foley, fonctionnaire qui est envoyé pour superviser un pavillon où sera érigé un pub typiquement anglais, censé représenter l’Angleterre. Sa mère est d’origine belge, mais il ne parle pas vraiment le flamand et n’a que peu de liens avec ce pays. , nouvellement père d’une fille, dont il ne s’occupe pas vraiment, comme les pères des années 50, il laisse sa femme et sa fille durant un certain temps. En réalité, sa mission n’est pas de servir au pub Le Britannia, mais d’espionner et de gêner l’ennemi, l’Union soviétique. Par ailleurs, Andrey Chersky, journaliste russe, est doué pour poser les questions tendancieuses, tandis que de charmantes jeunes femmes sont là, exactement au bon moment pour relancer ou détourner la conversation. On suit les aventures de Thomas avec la gent féminine avec intérêt, mais le portrait des dernières années du protagoniste est moins heureux. Plutôt triste. Un livre intéressant pour la reconstitution de l’époque, mais pas particulièrement passionnant.

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Expo 58 de Jonathan Coe - Gallimard. Le Réserver ?

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N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani. Version imprimable

Note : 3.3/5 (6 notes)

Mots-clés :

Alba est adolescente lorsqu’elle et sa famille sont internés par mesure de sécurité dans le camp des Alliers en Charente-Maritime. Leur tort : faire partie de ceux que l’on dénomme nomades, gens du voyage, manouches, tsiganes ou encore romanichels. Durant 6 ans ils devront faire le deuil de ce qu’ils étaient : des gens gais qui vivaient au jour le jour, se retrouvaient autour d’un feu, jouaient du violon.
Durant 6 ans, ils vont subir les humiliations, la faim, le froid. Beaucoup mourront, beaucoup essaieront de s’enfuir mais ils resteront ce qu’ils sont au fond d’eux-mêmes, des hommes libres et fiers.
Avec sensibilité, l’auteur revient sur une histoire méconnue de la Seconde Guerre mondiale, celle des gens du voyage.

- bibliothécaire à la Médiathéque Simone de Beauvoir participant au  troc lecture. organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir .Suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenairedes Médiathèques du Pays de Romans.

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani-  Liana Levi. Le Réserver ?

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Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty Version imprimable

Note : 2.4/5 (7 notes)

Mots-clés :

Ce gros bouquin de près de 1 000 pages porte, non seulement sur l’économie, mais bien davantage sur l’économie politique. Il pose essentiellement la question de la répartition de la richesse individuelle et de la richesse des États de 1700 à nos jours. Contrairement aux auteurs précédents qui ont écrit sur le sujet (notamment Marx), Piketty s’appuie sur de longues séries historiques, tentant ainsi d’appuyer ses conclusions sur des faits et non seulement sur des opinions et des préjugés.
Thomas Piketty s’appuie aussi sur d’autres disciplines des sciences sociales, notamment la démographie et la politique. Il montre que la concentration des revenus (capital et revenus de travail) tend à augmenter dans les pays riches et que les inégalités entre la petite minorité de possédants, le fameux 1% et même l’invisible 1‰, augmentent par rapport aux moins bien nantis. Il propose comme remède à ce problème une taxation du capital des plus riches.
Piketty explique ses points de vue avec beaucoup de clarté et cherche à intéresser le citoyen ordinaire qui n’a pas nécessairement une connaissance approfondie des phénomènes économiques. Il reconnaît les limites de son analyse et de ses conclusions, étant donné la relative faiblesse des sources disponibles.
Un livre qui donnera matière à réflexion à ceux et celles qui sont préoccupés par la justice sociale.   

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty - Seuil. Le Réserver ?

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Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier Version imprimable

Note : 3.2/5 (6 notes)

Mots-clés :

Gregorius est un professeur de langues anciennes exerçant à Berne en Suisse. La rencontre fortuite d'une jeune portugaise sur le pont qu'il emprunte tous les jours pour aller au lycée puis la découverte d'un poète portugais, Amadeu de Prado, vont changer sa vie. Au milieu d'un cours de latin, il se lève, s'en va et prend le train de nuit pour Lisbonne. L'enquête l'amène à rencontrer une ronde de personnages qui ont connu Amadeu. Médecin de génie, militant engagé dans la résistance contre la dictature de Salazar, maître à penser... Fasciné par les profondeurs que ce texte lui ouvre sur l'amour, l'amitié, le courage et la mort, l'auteur nous entraîne avec lui dans les rues de Lisbonne.
La seule envie que nous ayons à la lecture de ce livre est de tout lâcher et de sauter comme lui dans le premier train.
Peter Bieri (nom de plume : Pascale Mercier) est un philosophe et écrivain suisse de langue allemande. Outre le grec et le latin, il étudie le sanscrit et l'hébreu. Il enseigne à l'Université libre de Berlin.

Annie, du troc lecture. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H.Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Train de nuit pour Lisbonne de Pascal Mercier - Maren Sell. Le Réserver ?

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Seul dans Berlin de Hans Fallada Version imprimable

Note : 3.2/5 (8 notes)

Mots-clés :

« L’un des plus beaux livres sur la résistance allemande antinazie ». Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Primo Levi, l’auteur du gigantesque Si c’est un homme (1947). La vie sous le IIIe Reich au détour des années 40. Quand toutes formes d’affirmation de soi sont réduites à zéro. Le Reich triomphant. La résistance et la délation. Le courage de se tenir debout, malgré la torture. L’histoire, entre autres, de simples citoyens (un menuisier et sa femme) qui décident de distribuer des tracts antihitlériens. Le caractère à la fois dérisoire et héroïque du geste. La Gestapo veille au grain, bien sûr. Quelque 700 pages sans entourloupette narrative pour ralentir le déroulement de l’histoire. D’un trait : Fallada a du souffle et nous tient bien rivé au récit, même si on sait que ça va mal tourner. Belle leçon d’écriture. Un grand témoignage.

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Seul dans Berlin de Hans Fallada - Denoël. Le Réserver ?

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