La Voilette de ma mère de Nadine Trintignant Version imprimable

Note : 3.6/5 (5 notes)

Mots-clés :

Récit qui commence par le drame de sa fille, Trintignant, morte sous les coups de son ami. Drame qui l’habite. Elle a besoin de dire l’horreur de cette perte pour faire place à l’histoire de sa famille qui était très unie, très drôle : un père qui vit à deux mètres du sol et une mère, les pieds sur terre, avec un petit grain de fantaisie. Après le drame, Nadine reste quelques mois sans parler à sa mère et ne va pas non plus la voir. La famille s’arrange pour qu’elle ne soit pas au courant du drame de , et lorsque Nadine vient la voir avec ses sœurs et leurs maris, la mère ne reconnaît pas Nadine ni ne demande de nouvelles de sa petite-fille. Nadine revient la voir chaque semaine et recommence à avoir un contact d’enfant avec elle ; le cerveau a compris que tout cela était trop dur à partager pour l’une et pour l’autre. Le reste du livre est l’histoire d’une famille folle où rien n’est jamais dramatique, même pas la guerre et les nombreux déménagements. Livre à savourer comme un bon repas au soleil, avec du bon vin, des amis et se délecter de ces histoires délicieuses.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

La Voilette de ma mère de Nadine Trintignant  - Fayard. Le Réserver ?

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Liturgie de Marie-Hélène Lafon Version imprimable

Note : 2.5/5 (6 notes)

Mots-clés :

Il y a quelque chose de paradoxal dans ce livre de MH Lafon : elle raconte des histoires tristes, morbides, et pourtant on en poursuit la lecture avec un besoin constant de découvrir la phrase, le paragraphe, la page suivante, soudain devenu accro à son style épuré, raffiné, limpide et suggestif. Ici, cinq nouvelles se succèdent, de longueur et de rythme différents. MH Lafon conserve son thème de prédilection : la vie des gens à la campagne, il y a quelques années. Les personnages sont bien campés. Ce sont des taiseux, des durs, âpres à la tâche, parfois des brutes. Les corps se taisent ou exultent. On côtoie des pendus, des violeurs, des violées, des nouveaux riches et des toujours misérables. L’atmosphère est plutôt pesante, mais la phrase est légère, sobre, riche de puissance. Les images et les quelques néologismes sont toujours très réussis. Des histoires sombres, mais du soleil dans le verbe. Un véritable délice littéraire.

Bernard, des Lectures Irrésistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Liturgie de Marie-Hélène Lafon - Buchet/Chastel. Le Réserver ?

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06 h 41 de Jean Philippe Blondel Version imprimable

Note : 3.2/5 (9 notes)

Mots-clés :

Philippe Leduc et Cécile Duffaut prennent ensemble le train de 06 h 41 qui les emmène de Troyes à Paris. Ils s’assoient côte à côte. Hasard ? Ils ont été amants 27 ans auparavant pendant 4 mois. Leur rupture, pendant un voyage à Londres, a été assez rude. Pendant les 94 minutes du voyage, ils n’échangent que quelques banalités. Mais JP Blondel va nous faire pénétrer alternativement dans leurs univers intérieurs, leurs souvenirs, leurs réflexions actuelles. Lui se souvient de ses maladresses, de ses goujateries plutôt, mais il voudrait qu’elle sache qu’il a changé. Il la trouve encore très belle. Pour elle, cette présence à ses côtés réveille de fortes rancœurs, du dégoût. Mais elle se souvient aussi de ses côtés attachants, de sa peau… Il ne faudrait pas qu’il pense que, qu’il croie que… Ils veulent impérativement se parler, mais rien ne sort. Jusqu’à l’arrivée où elle prend sa valise, descend du wagon, s’éloigne, s’arrête sur le quai et se retourne…
La prose de JP Blondel suggère plus qu’elle ne décrit, et embarque le comme acteur du scénario. Elle a ce pouvoir inouï de tenir le en haleine alors que cette banale histoire d’amour ratée aurait pu nous faire quitter le navire dare-dare. Mais on a hâte d’arriver…

Bernard, des Lectures Irrésistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

06 h 41 de Jean-Philippe Blondel - Buchet - Chastel. Le Réserver ?

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Je suis pas un camion d' Annie Saumont Version imprimable

Note : 2.3/5 (9 notes)

Mots-clés :

L’impression que ce livre me laisse, c’est que chaque histoire est un petit film où défilent des photos pas toujours dans le bon ordre chronologique. Le petit film raconte une histoire qui laisse songeur. On se demande souvent ce que l’auteure a voulu dire. Ce n’est pas toujours évident, mais ce qu’Annie Saumont raconte porte à la discussion. L’auteure laisse beaucoup de suppositions qui peuvent faire place à l’imagination. Thème principal : personnalités diverses. Autres thèmes : attitude des principaux personnages envers les femmes. Prison pour les personnages secondaires souvent. Les interdits : ne pas se baigner, ne pas aller vers la rivière. J’aime beaucoup ce style d’Annie Saumont où se retrouve l’influence de Raymond Queneau, il me semble vaguement, car ma lecture du dernier livre de cet auteur remonte à environ 50 ans. Annie Saumont est une auteure intéressante en ce sens qu’elle essaie de faire une œuvre d’art de chacune de ses nouvelles, pour peu qu’on observe chacune de près. Elle y réussit assez bien. Ça ne nous laisse pas indifférent, qu’on aime ou pas. Moi, j’aime.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Je suis pas un camion d' Annie Saumont - Pocket. Le Réserver ?

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Black bazar d'Alain Mabanckou Version imprimable

Note : 2.7/5 (7 notes)

Mots-clés :

Quel livre étonnant ! Au premier degré, c’est l’histoire d’un Congolais (du Congo-Brazzaville) établi en France. C’est un dandy qui raffole des vêtements griffés et des alcools de luxe. Il vit dans un appartement minable avec des colocataires africains. Il est un passionné de ce qu’il appelle la face B des femmes, tellement qu’on le surnomme le Fessologue. Sa compagne le quitte pour un batteur de tam-tam. Se trouvera-t-il une nouvelle compagne ? Il faut lire le livre écrit dans un style truculent pour le savoir. Mais au deuxième degré, c’est aussi une réflexion sur le sort des immigrants africains en France, un réquisitoire contre les dictateurs africains et contre la colonisation blanche, une invitation à découvrir les classiques des Indépendances. À lire !

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

Black bazar d'Alain Mabanckou - Seuil. Le Réserver ?

Site de l'auteur : ici

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