La Ballade d’Ali Baba de Catherine Mavrikakis Version imprimable

Note : 3.3/5 (7 notes)

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Allez, ne boudez pas votre plaisir, jetez-vous sur le dernier récit de Mavrikakis ! Un texte court, 206 pages, mais une fulgurante et dense traversée du temps : de 1939 à 2013. Pour parcourir la planète à la rencontre d’un père longtemps absent. Un père à la limite de l’abject, mais qu’on se surprend à aimer tellement sa façon de croquer dans la vie est lumineuse. Pensée pour le Requiem de Tabucchi pour le rapport à la nourriture et à l’au-delà. Ici s’arrête la comparaison avec Tabucchi. Le père ne connaît pas la nostalgie, la saudade. Il détruit tout sur son passage, s’imprégnant du présent et regardant toujours droit devant. Un ouragan !
Le récit d’une réconciliation. « Tu seras éternel. Tu seras dans tous les récits. Tu seras lové au coeur de tous les possibles. Tu ne seras plus rien. »

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


La Ballade d’Ali Baba
de Catherine Mavrikakis - S. Wespieser. Le Réserver ?

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L’Invention de nos vies de Karine Tuil Version imprimable

Note : 3.7/5 (6 notes)

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Nina, Samuel, Samir sont trois amis qui se sont rencontrés à l’université dans les années 80. Samuel et Nina étaient déjà en couple. Samir s’est joint à eux. Samir, plein d’assurance dans son charme. Samuel, tout le contraire. Nina, d’une beauté resplendissante, entre les deux. L’un, musulman, l’autre juif. Un fascinant. Samir adoptera le nom et le passé de son ami afin de faire sa place dans une société pleine de préjugés. Ce qui lui permettra une brillante carrière dans un grand bureau d’avocats juifs de New York et d’épouser la fille unique d’un homme juif parmi les plus puissants de ce pays. Mais tout cela bâti sur une identité inventée. Vingt ans plus tard, les trois amis se rencontrent à nouveau. Karine Tuil aborde plusieurs thèmes criants d’ avec, en toile de fond, les relations entre juifs et musulmans. Pourquoi des hommes et des femmes se définissent-ils par rapport aux autres ? Jusqu’où peut-on aller afin de préserver une image construite pour plaire ? Et que serait la vie si, tout à coup, on acceptait de n’exister qu’en fonction de ce qu’on est vraiment, juste pour soi ? L’Invention de nos vies ne répond pas à toutes ces questions, mais ses personnages, eux, n’ont pas d'autres choix que de les vivre.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


L’Invention de nos vies de Karine Tuil - Grasset. Le Réserver ?

Expo 58 de Jonathan Coe Version imprimable

Note : 3.2/5 (6 notes)

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Petit de style espionnage, à la fois romantique et parodie de l’atmosphère politique du temps, sur l’Exposition universelle de Bruxelles en 1958. J’ai plus ou moins « embarqué » dans cette aventure de Thomas Foley, fonctionnaire qui est envoyé pour superviser un pavillon où sera érigé un pub typiquement anglais, censé représenter l’Angleterre. Sa mère est d’origine belge, mais il ne parle pas vraiment le flamand et n’a que peu de liens avec ce pays. , nouvellement père d’une fille, dont il ne s’occupe pas vraiment, comme les pères des années 50, il laisse sa femme et sa fille durant un certain temps. En réalité, sa mission n’est pas de servir au pub Le Britannia, mais d’espionner et de gêner l’ennemi, l’Union soviétique. Par ailleurs, Andrey Chersky, journaliste russe, est doué pour poser les questions tendancieuses, tandis que de charmantes jeunes femmes sont là, exactement au bon moment pour relancer ou détourner la conversation. On suit les aventures de Thomas avec la gent féminine avec intérêt, mais le portrait des dernières années du protagoniste est moins heureux. Plutôt triste. Un livre intéressant pour la reconstitution de l’époque, mais pas particulièrement passionnant.

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Expo 58 de Jonathan Coe - Gallimard. Le Réserver ?

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N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani. Version imprimable

Note : 3.3/5 (6 notes)

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Alba est adolescente lorsqu’elle et sa famille sont internés par mesure de sécurité dans le camp des Alliers en Charente-Maritime. Leur tort : faire partie de ceux que l’on dénomme nomades, gens du voyage, manouches, tsiganes ou encore romanichels. Durant 6 ans ils devront faire le deuil de ce qu’ils étaient : des gens gais qui vivaient au jour le jour, se retrouvaient autour d’un feu, jouaient du violon.
Durant 6 ans, ils vont subir les humiliations, la faim, le froid. Beaucoup mourront, beaucoup essaieront de s’enfuir mais ils resteront ce qu’ils sont au fond d’eux-mêmes, des hommes libres et fiers.
Avec sensibilité, l’auteur revient sur une histoire méconnue de la Seconde Guerre mondiale, celle des gens du voyage.

- bibliothécaire à la Médiathéque Simone de Beauvoir participant au  troc lecture. organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir .Suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenairedes Médiathèques du Pays de Romans.

N’entre pas dans mon âme avec tes chaussures de Paola Pigani-  Liana Levi. Le Réserver ?

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Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty Version imprimable

Note : 2.4/5 (7 notes)

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Ce gros bouquin de près de 1 000 pages porte, non seulement sur l’économie, mais bien davantage sur l’économie politique. Il pose essentiellement la question de la répartition de la richesse individuelle et de la richesse des États de 1700 à nos jours. Contrairement aux auteurs précédents qui ont écrit sur le sujet (notamment Marx), Piketty s’appuie sur de longues séries historiques, tentant ainsi d’appuyer ses conclusions sur des faits et non seulement sur des opinions et des préjugés.
Thomas Piketty s’appuie aussi sur d’autres disciplines des sciences sociales, notamment la démographie et la politique. Il montre que la concentration des revenus (capital et revenus de travail) tend à augmenter dans les pays riches et que les inégalités entre la petite minorité de possédants, le fameux 1% et même l’invisible 1‰, augmentent par rapport aux moins bien nantis. Il propose comme remède à ce problème une taxation du capital des plus riches.
Piketty explique ses points de vue avec beaucoup de clarté et cherche à intéresser le citoyen ordinaire qui n’a pas nécessairement une connaissance approfondie des phénomènes économiques. Il reconnaît les limites de son analyse et de ses conclusions, étant donné la relative faiblesse des sources disponibles.
Un livre qui donnera matière à réflexion à ceux et celles qui sont préoccupés par la justice sociale.   

Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Le Capital au XXIe siècle de Thomas Piketty - Seuil. Le Réserver ?

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