L’oubli d’Emma Healey Version imprimable

Note : 3.7/5 (7 notes)

Mots-clés :

Maud est une vieille dame qui souffre d’Alzheimer et qui mélange passé et présent, en réinventant la réalité à sa convenance lorsqu’elle ne peut pas faire autrement. Elle est persuadée que sa meilleure amie a disparu, et elle va tenter, vainement, répétitivement et inlassablement, de savoir pourquoi, avec pour seules armes sa mémoire en lambeaux et ses notes gribouillées sur des bouts de papier épars. Une disparition qui fait écho à une autre disparition survenue 46 ans plus tôt. Commence alors une aventure semée d’embûches… Pas de cadavre dans ce livre, pas d’enquête policière mais une plongée déroutante dans l’esprit diminué d’une vieille dame et un suspens psychologique vraiment prenant !

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie 

L’oubli d’Emma Healey - Sonatine. Le Réserver ?

Nous sommes l'eau de Wally Lamb Version imprimable

Note : 3.1/5 (7 notes)

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J’ai littéralement dévoré ce et en même temps je l’ai savouré jusqu’à la dernière page. Annie Oh, mère de trois enfants, divorcée, est sur le point d’épouser Viveca, une galeriste new yorkaise. Ce nouveau mariage ne se prépare pas sans heurt car il faut jongler avec les émotions de chacun : Orion, l'ex-mari qui ne se remet pas tout à fait de sa séparation, et leurs trois enfants. On sent bien que le passé d’Annie est trouble. Passé dont elle n’a jamais rien révélé, ni à Orion, ni à Viveca, ni à ses trois enfants. Mais à l’occasion de cette union réapparaît un fantôme du passé, une personne qui est la seule à connaître la véritable d’histoire d’Annie…
Vous n’aurez qu’une hâte : tourner les pages pour le découvrir ! C’est une fresque polyphonique, chaque personnage s’exprime à tour de rôle, nous donne une clef pour mieux comprendre la dynamique de cette famille, ses souffrances et ses non-dits. Ce est une brillante peinture de notre monde, de ce qui l'agite et de ce qui fait débat : le mariage pour tous, le divorce, la religion, le racisme, l'homophobie... Il devrait être sombre ce livre, mais par je ne sais quel tour de force, l’auteur parvient à en faire quelque chose, si ce n’est de joyeux et léger, tout du moins lumineux, fort et superbe.

- bibliothécaire à la Médiathèque Monnaie           

Nous sommes l'eau de Wally Lamb - Belfond. Le Réserver ?


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L'homme de Lewis de Peter May Version imprimable

Note : 3.3/5 (6 notes)

Mots-clés :

J'ai d'abord été enchantée par le lieu, subjuguée par cette nature sauvage et ingrate : l'île de Lewis, une des îles Hébrides au nord de l'Ecosse. J'ai senti souffler le vent, j'ai été transpercée par la pluie battante. Finn McLeod revient sur sa terre natale, suite à la mort tragique de son fils. Il a démissionné de la police et compte restaurer la maison de ses parents et peut-être redonner un sens à sa vie. Mais à peine est-il arrivé, que l'on découvre, enseveli dans la tourbe, le corps d'un jeune homme mort il y a 50 ans. Les analyses ADN relient le cadavre à un vieux monsieur atteint de la maladie d'Alzheimer : Tormod MacDonald, père de Marsaili, amour de jeunesse de Finn. Finn va essayer de faire la lumière sur cette affaire, bien plus complexe qu'elle n'y paraît. L'Ecosse nous révèle un pan de son histoire assez épouvantable. Tormod était un "homer". Les "homers", dans les années 50, étaient des orphelins dont on changeait l'identité, qui étaient envoyés dans les îles écossaises, au Canada ou en Australie dans des familles rurales. Les autorités religieuses les "dispatchaient" sans se soucier de leur bien-être, et souvent ces enfants étaient maltraités.
L'auteur a su mettre en lumière avec finesse et sensibilité les blessures et les fragilités des personnages. Ce qui les rend très attachants. Ce est le second d'une trilogie. L'énigme policière est différente à chaque fois, mais la vie des personnages évolue de manière chronologique.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir 

L'homme de Lewis de Peter May Rouergue. Le Réserver ?

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François Truffaut Version imprimable

Note : 2.6/5 (8 notes)

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Critique puis réalisateur, François Truffaut est l'un des représentants majeurs de la Nouvelle Vague du cinéma français des années soixante. Son premier long métrage, Les Quatre cents coups (1958), rencontre un immense succès et révèle le jeune réalisateur au grand public. Le film devient emblématique de la "Nouvelle Vague", expression désignant un groupe de jeunes cinéastes (souvent issus de la critique) adeptes d'un cinéma d'auteur débarrassé de la toute puissance des scénaristes. Dans ce film en noir et blanc largement inspiré de son enfance secrète et solitaire apparaît le personnage d'Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud, qui sera considéré comme le double à l'écran du réalisateur. Truffaut poursuivra pendant vingt ans le portrait de cet éternel adolescent, avec Antoine et (1961), puis Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite (1978), autant de films mêlant scènes drôles ou nostalgiques. Cinéaste de la sensibilité, François Truffaut a composé une oeuvre accessible et universelle, un cinéma à hauteur d'homme, dont sa personnalité fait l'unité profonde. Il a réalisé le très beau : Jules et Jim, Vivement dimanche, Le dernier métro...
François Truffaut, né le 6 février 1932 à Paris et mort le 21 octobre 1984 à Neuilly-sur-Seine.

En 1966, il publie un livre d'entretiens avec Alfred Hitchcock qui est devenu une référence.

Ce livre retrace les entretiens accordés par le "maître" Hitchcock à au jeune réalisateur Truffaut. Les deux hommes abordent tous les films conçus, pensés et réalisés par Hitchcock, mais ils évoquent aussi leurs manières de voir le cinéma, sa magie, son rôle, son utilité. Ce superbe ouvrage donne incontestablement envie de regarder tous les films du réalisateur anglais ! Ils sont tous abordés par les deux interlocuteurs, des premiers films bricolés, muets et en noir et blanc, jusqu’aux grands films américains, en passant par la période anglaise et humoristique du cinéaste. Cette lecture est donc à la fois frustrante (parce que l’on ne connait pas nécessairement tous les films cités) et passionnante, car l’on y apprend beaucoup de choses.

Hitchcok par François Truffaut et Helen Scott. Ramsay. Le Réserver ?

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- bibliothécaire à la Médiathèque Monnaie

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Le Pingouin et Le jardinier d'Otchakov d' Andreï Kourkov Version imprimable

Note : 2.4/5 (8 notes)

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Viktor vit à Kiev avec Micha, son pingouin déprimé, récupéré dans un zoo désaffecté de Kiev. Oui, c'est assez étrange, mais on s'y habitue vite ! Pour survivre, Viktor déniche un petit boulot qui lui apporte pas mal d'argent. Il écrit des « petites croix », des sortes de nécrologies sur des personnages célèbres qui ne sont pas encore décédées. Le problème est que ces personnes meurent par la suite assez rapidement et mystérieusement... Et le pingouin ? Eh bien, non seulement il est l'un des protagonistes principaux de cette histoire, mais il représente très bien le prototype de l'ukrainien fatigué, solitaire et déprimé de cette époque post-communiste. Pour en savoir plus, il ne faut pas le perdre de vue !


Le jardinier d'Otchakov raconte l'histoire d'Igor, une jeune Ukrainien qui vit dans la banlieue de Kiev avec sa mère. Paresseux, il ne travaille pas jusqu'au jour où Stepan est embauché chez eux comme jardinier. Stepan, orphelin, porte un tatouage à moitié effacé qui révèle ses origines. Igor essaye de reconstituer le dessin pour en savoir davantage sur l' histoire de son employé. Cette nouvelle occupation le portera à voyager dans une autre époque et dans une autre ville...


Le Pingouin
et Le jardinier d'Otchakov, deux romans qui se
ressemblent : un début lent pour rentrer doucement dans l'histoire et un dénouement captivant avec une chute inattendue ! Je me suis régalée de ces deux histoires très originales. Andrei Kourkov, écrivain ukrainien de langue russe sait restituer la réalité de son pays avec humour et justesse ! 

- bibliothécaire à la médiathèque Monnaie 

Le Pingouin d'Andreï Kourkov. Le Réserver ?
Le jardinier d'Otchakov. Le Réserver ?

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