François Truffaut Version imprimable

Note : 2.6/5 (8 notes)

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Critique puis réalisateur, François Truffaut est l'un des représentants majeurs de la Nouvelle Vague du cinéma français des années soixante. Son premier long métrage, Les Quatre cents coups (1958), rencontre un immense succès et révèle le jeune réalisateur au grand public. Le film devient emblématique de la "Nouvelle Vague", expression désignant un groupe de jeunes cinéastes (souvent issus de la critique) adeptes d'un cinéma d'auteur débarrassé de la toute puissance des scénaristes. Dans ce film en noir et blanc largement inspiré de son enfance secrète et solitaire apparaît le personnage d'Antoine Doinel, incarné par Jean-Pierre Léaud, qui sera considéré comme le double à l'écran du réalisateur. Truffaut poursuivra pendant vingt ans le portrait de cet éternel adolescent, avec Antoine et (1961), puis Baisers volés (1968), Domicile conjugal (1970) et L'Amour en fuite (1978), autant de films mêlant scènes drôles ou nostalgiques. Cinéaste de la sensibilité, François Truffaut a composé une oeuvre accessible et universelle, un cinéma à hauteur d'homme, dont sa personnalité fait l'unité profonde. Il a réalisé le très beau : Jules et Jim, Vivement dimanche, Le dernier métro...
François Truffaut, né le 6 février 1932 à Paris et mort le 21 octobre 1984 à Neuilly-sur-Seine.

En 1966, il publie un livre d'entretiens avec Alfred Hitchcock qui est devenu une référence.

Ce livre retrace les entretiens accordés par le "maître" Hitchcock à au jeune réalisateur Truffaut. Les deux hommes abordent tous les films conçus, pensés et réalisés par Hitchcock, mais ils évoquent aussi leurs manières de voir le cinéma, sa magie, son rôle, son utilité. Ce superbe ouvrage donne incontestablement envie de regarder tous les films du réalisateur anglais ! Ils sont tous abordés par les deux interlocuteurs, des premiers films bricolés, muets et en noir et blanc, jusqu’aux grands films américains, en passant par la période anglaise et humoristique du cinéaste. Cette lecture est donc à la fois frustrante (parce que l’on ne connait pas nécessairement tous les films cités) et passionnante, car l’on y apprend beaucoup de choses.

Hitchcok par François Truffaut et Helen Scott. Ramsay. Le Réserver ?

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Le Pingouin et Le jardinier d'Otchakov d' Andreï Kourkov Version imprimable

Note : 2.4/5 (8 notes)

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Viktor vit à Kiev avec Micha, son pingouin déprimé, récupéré dans un zoo désaffecté de Kiev. Oui, c'est assez étrange, mais on s'y habitue vite ! Pour survivre, Viktor déniche un petit boulot qui lui apporte pas mal d'argent. Il écrit des « petites croix », des sortes de nécrologies sur des personnages célèbres qui ne sont pas encore décédées. Le problème est que ces personnes meurent par la suite assez rapidement et mystérieusement... Et le pingouin ? Eh bien, non seulement il est l'un des protagonistes principaux de cette histoire, mais il représente très bien le prototype de l'ukrainien fatigué, solitaire et déprimé de cette époque post-communiste. Pour en savoir plus, il ne faut pas le perdre de vue !


Le jardinier d'Otchakov raconte l'histoire d'Igor, une jeune Ukrainien qui vit dans la banlieue de Kiev avec sa mère. Paresseux, il ne travaille pas jusqu'au jour où Stepan est embauché chez eux comme jardinier. Stepan, orphelin, porte un tatouage à moitié effacé qui révèle ses origines. Igor essaye de reconstituer le dessin pour en savoir davantage sur l' histoire de son employé. Cette nouvelle occupation le portera à voyager dans une autre époque et dans une autre ville...


Le Pingouin
et Le jardinier d'Otchakov, deux romans qui se
ressemblent : un début lent pour rentrer doucement dans l'histoire et un dénouement captivant avec une chute inattendue ! Je me suis régalée de ces deux histoires très originales. Andrei Kourkov, écrivain ukrainien de langue russe sait restituer la réalité de son pays avec humour et justesse ! 

- bibliothécaire à la médiathèque Monnaie 

Le Pingouin d'Andreï Kourkov. Le Réserver ?
Le jardinier d'Otchakov. Le Réserver ?

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Peine perdue d'Olivier Adam Version imprimable

Note : 2.6/5 (9 notes)

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Nous retrouvons les thèmes chers à l'auteur dans ce onzième ouvrage : les bords de mer, l'enfance, l'injustice sociale, les crises d'identité. L'histoire se déroule dans une cité balnéaire du Var désertée avant le début de la saison. Antoine, mécanicien au chômage, le footballeur le plus doué de l'équipe amateur de la ville, a été sauvagement agressé. Pourquoi et par qui ? Va-­t-­il sortir du coma ? A travers l'enquête de Grindel, le policier chargé de l'affaire, on découvre 21 personnages qui connaissent de près ou de loin Antoine. La construction de cet ouvrage est originale : chaque chapitre qui porte un prénom se focalise sur un personnage différent, ce qui donne une saisissante galerie de portraits où chaque pièce s'imbrique pour donner du sens au récit. L'auteur écrit à la troisième personne, il brosse le portrait d'hommes et de femmes qui se croisent, s'aiment et se déchirent dans ce cadre austère. D'âges différents, certains ont des envies de fuite, de disparition, d'autres se cramponnent à cette vie quotidienne difficile. Le goût d'Olivier Adam pour les perdants et les êtres cabossés par l'échec professionnel ou familial ressort. Il a un regard tendre à l'égard de cette majorité silencieuse qui souffre de la précarité et de la crise économique. Il adopte le langage parlé de ses protagonistes, abuse de phrases courtes, les mots s’enchaînent parfois sans verbe. Beaucoup de rythme, de nervosité. L'écriture est extrêmement visuelle. Un noir et bouleversant, reflet d'une France qui se paupérise, que je vous invite à lire.

- Bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Peine perdue d'Olivier Adam - Flammarion. Le Réserver ?

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Patrick Modiano, Prix Nobel de Littérature Version imprimable

Note : 3.5/5 (8 notes)

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L’Académie suédoise a encore une fois déjoué tous les pronostics en attribuant le prix Nobel de littérature, ce jeudi 9 octobre, au Français Patrick Modiano. L’écrivain de 69 ans est l’auteur d’une trentaine de romans, dont Rue des boutiques obscures, prix Goncourt en 1978. Un choix « un peu irréel », selon l'écrivain, qui a dédié son prix à son petit fils suédois.Né en 1945, protégé de Raymond Queneau à ses débuts, Patrick Modiano a écrit une trentaine de romans, dont Les Boulevards de ceinture, pour lequel il a obtenu le Grand Prix du de l'Académie française en 1972, et Rue des boutiques obscures, avec lequel il a décroché le Prix Goncourt "pour l'ensemble de son oeuvre" en 1978.


Jean Daragane un vieil écrivain perclus de solitude, oublié de tous reçoit un jour un coup de fil d’un certain Gilles Ottolini qui souhaite lui rendre un carnet d’adresses qu’il aurait perdu et qu’il a retrouvé par hasard. C’est en tout cas ce qu’il prétend, mais …Cet évènement d'apparence anodine va le propulser bien malgré lui dans une enquête sur son passé. Passé et présent se confondent dans l'enquête que mène, entre Paris et Saint-Leu-la-Forêt, l'écrivain qui est aussi le narrateur de cette histoire. Étant petit, il fut sans doute mêlé à un fait-divers...mais dans sa mémoire, le temps a fait son œuvre : certaines scènes vécues lorsqu'il n'était encore qu'un enfant lui reviennent intactes, d'autres fois, il était déjà adulte mais c'est l'oubli qui prédomine... D’une belle écriture Patrick Modiano est un enquêteur de l'intime. Un vrai style. Les mots y sonnent justes clairs directs et pourtant son univers ne me parle pas, ne me touche pas.

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie 

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier
de Patrick Modiano - Gallimard. Le Réserver ?

Les romans de Patrick Modiano à Réserver ici

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Rosa candida d'Audur Ava Olafsdottir Version imprimable

Note : 1.9/5 (8 notes)

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Arnljotur, 22 ans, quitte sa terre natale d'Islande, son père et son jeune frère autiste. Il part avec pour seul bagage des boutures d'une espèce rarissime de roses cultivées par sa mère trop tôt disparue : des rosa candida, des roses à huit pétales. Direction le continent, plus précisément un monastère où il devra redonner vie à une roseraie laissée à l'abandon. Là, il rencontrera un moine féru de cinéma, Anna et sa petite fille...
Une jolie histoire, tout en délicatesse et qui fait du bien, avec un héros très attachant. Et une auteure venue d'Islande à découvrir...

- bibliothécaire à la Médiathèque Monnaie

Rosa candida
d'Audur Ava Olafsdottir - Zulma. Le Réserver ?

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