Comme une voix lointaine de Marie Hortense Lacroix Version imprimable

Note : 3/5 (8 notes)

Mots-clés :

Myriam est une pianiste renommée. Dés l’enfance, elle n’a que pour son art. Même la naissance de sa fille Lucie n’y change rien. Ce serait sacrilège de négliger la pour de l’amour maternel ! Devenue grand-mère, elle espère que Sylvain sera à son tour un musicien talentueux…
Très belle histoire, pleine d’humour et de finesse où les certitudes laissent la place à la fragilité et au renoncement.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Comme une voix lointaine de Hortense Lacroix  - Arléa. Le Réserver ?*

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Que la nuit demeure de Michèle Lesbre Version imprimable

Note : 3.2/5 (10 notes)

Mots-clés :

Flic dépressif hanté par le suicide de sa fille 10 ans plus tôt, André Martin prolonge l’interrogatoire d’une jeune femme mêlée à une sombre histoire. Il retrouve en elle des ressemblances frappantes avec son enfant disparue... Que la nuit demeure, publié par Actes sud dans la collection Babel noir, est donc présenté comme un . C’est là que le bât blesse : le petit de Michèle Lesbre n’en est pas vraiment un, en tout cas pas au sens classique du terme. L’enquête qui sert de fil conducteur au récit est bien maigre et déçoit par sa banalité. Cela ne fait pas pour autant de ce livre un mauvais : Michèle Lesbre a le talent de nous faire partager la cruauté du deuil, le désespoir lié au manque de l’être aimé... Avec ces petites intrigues décousues, Que la nuit demeure n’est pas franchement un bon mais reste un excellent récit intimiste.

Mélanie - bibliothécaire à la Médiathèque publique et universitaireMembre des Lectures Irresistibles. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir tous les premiers jeudis du mois à 16H. Une suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Que la nuit demeure de Michèle Lesbre - Actes Sud. Le Réserver ?*

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Les femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud Version imprimable

Note : 3.2/5 (12 notes)

Mots-clés :

Les romans de Claude Pujade-Renaud mettent en scène des femmes célèbres. Ce -ci met en scène la relation tumultueuse entre les poètes Sylvia Plath et Ted Hugues. C’est sur les terres anglaises que l’Américaine Sylvia Plath fait la connaissance du séducteur ténébreux Ted Hugues. Leur première rencontre est à l’image de leur relation : passionnée, violente. Ils se marient, ont 2 enfants et écrivent chacun de leur côté. Mais leur personnalité est complexe. Il est difficile de concilier le quotidien et la création artistique. Ce a été un prétexte pour l’auteure de s’interroger sur la possibilité d’une vie commune entre deux génies créateurs. Dans ce choral, où tour à tour les personnages ont la parole, s’ouvre tout un univers où la création, la poésie, le génie sont au cœur de la vie.
L’écriture est magnifique et une fois encore on sent que l’auteure a mis un peu de son âme dans ce livre.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Les femmes du braconnier de Claude Pujade-Renaud - Actes Sud. Le Réserver ?*

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C'est quoi un lanceur d'alerte ? Version imprimable

Note : 3.3/5 (12 notes)

Mots-clés :

Les "lanceurs d'alerte" sont des personnages controversés, qui font couler beaucoup d'encre. Mais c’est quoi, un lanceur d’alerte ? Selon les sociologues Francis Chateauraynaud et Didier Torny qui en donnent une définition dans un livre de référence (1999) : Les Sombres précurseurs – Une sociologie pragmatique de l’alerte et du risque, un lanceur d’alerte est : « une personne ou un groupe qui estime avoir découvert des éléments qu'il considère comme menaçants pour l'homme, la société, l'économie ou l'environnement et qui de manière désintéressée décide de les porter à la connaissance d'instances officielles, d'associations ou de médias, parfois contre l'avis de sa hiérarchie. »

Traîtres pour les uns, héros pour les autres, les lanceurs d’alerte révèlent des faits touchants à l’intérêt général : corruption, atteintes à la sécurité, la santé publique ou l’environnement, usage illégal de fonds publics, … Le premier lanceur d’alerte apparaît dans les années 70 avec Daniel Ellsberg, qui a révélé l’affaire des Pentagon Papers qui dénonçait pendant la Guerre du Vietnam, le décalage entre la réalité de la guerre sur le terrain et la version officielle !

On ne cite plus Edward Snowden, Julian Assange, mais aussi Irène Frachon, dans l’affaire sur le Mediator, ou encore, Hervé Falciani, l’ex-informaticien d’HSBC à l’origine des Swissleak, condamné récemment par la justice suisse ; ainsi que, Stéphanie Gibaud, ancienne responsable marketing chez UBS France qui a révélé en 2009 un vaste système d’évasion fiscale internationale. 
Ainsi, un lanceur d’alerte n’est pas forcément un journaliste, un politique, une ONG… mais aussi un simple citoyen qui peut révéler, dénoncer ...!

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie

Une sélection de pour vous faire une idée ici*

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Dans ma peau de Guillaume de Fonclare Version imprimable

Note : 3.2/5 (11 notes)

Mots-clés :

Guillausme de Fonclare est atteint d’une maladie atroce dite « auto-immune » et « orpheline », sans espoir de guérison. Mystérieuse et lancinante, cette maladie dévore ses muscles et le condamne à l’invalidité puis à la mort. C’est dans la nudité de sa douleur qu’il se raconte. Il fend l’armure qu’il se compose au quotidien pour assumer son poste de directeur de l’Historial de la Grande guerre à Péronne. Un travail qui lui permet d’oublier un peu la décadence de son corps. L’immense solitude dans laquelle la maladie l’enferme se trouve allégée par le lien qu’il a tissé avec ses frères soldats. Monsieur le Directeur est une victime de la maladie parmi les « gueules cassées » de la grande guerre. Et cette fraternité du corps, cette proximité de la tragédie, tout comme l’exigeante lucidité dont il fait preuve, lui servent d’exutoire. Même s’il reste discret sur son passé, on comprend à demi-mot qu’il a des drames notamment la perte de son père pilote d’essai à l’Aérospatiale, qui a trouvé la mort en vol... Lui-même père de deux enfants, leur dit tout son amour en quelques sobres pages, en espérant ne pas leur laisser sa maladie en héritage. Dans ma peau, n’est pas un livre de désespoir mais au contraire de dignité et de courage. L’auteur, dans une écriture maîtrisée, célèbre l’homme dans les subtiles nuances de ses forces et faiblesses mêlées.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Dans ma peau de Guillaume de Fonclare - Stock. Le Réserver ?*

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