Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal Version imprimable

Note : 0/5 (0 note)

Mots-clés :

Paula Karst, après avoir suivi partiellement des études sans jamais aller jusqu’au bout, décide de suivre des cours de peinture en décor à la prestigieuse école, rue du Métal à Bruxelles. Elle va apprendre à copier, ou plutôt à faire du trompe l’œil. Elle fait la connaissance là-bas de Jonas au talent incroyable avec qui elle va partager un appartement. Elle rencontre aussi l’Ecossaise Kate. Une fois les études terminées, ces 3 ne se perdent pas de vue. Dans ce dur apprentissage, Paula va apprendre à s’ouvrir au monde, à la matière pour la comprendre et la recréer. Le trompe l’œil ne se copie pas, il se comprend. Tout semble être un trompe l’œil dans la vie de Paula, jusqu’à la découverte finale, sa révélation : son amour pour Jonas.
Maylis de Kerangal peint une véritable fresque à travers un voyage dans le temps !
Lire, c'est avoir le monde à portée de main !


- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal - Gallimard. Le Réserver ?

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My absolute darling de Gabriel Tallent Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Turtle, jeune adolescente de 14 ans vit avec son père abusif, philosophe, violent, aimant, dans une maison vétuste isolée sur la côte nord de la Californie. Si elle a du mal à s’exprimer, elle sait manier les armes à feu comme personne. Si elle ne sait pas s’intégrer socialement, elle sait survivre dans une forêt hostile. Mais le danger vient-il forcément de l’extérieur ?
Ce est dur, violent, beau mais pas glauque ! Il m’arrive souvent de penser à la jeune Turtle, qui est un des personnages les plus forts que j'ai pu rencontrer dans un . Et il est fort probable qu’elle vous hantera longtemps.

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie


My absolute darling de Gabriel Tallent  - Gallmeister. Le Réserver ?
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Modèle vivant de Joann Sfar Version imprimable

Note : 3/5 (2 notes)

Mots-clés :

Dans un style très libre, féroce et pertinent Joann Sfar s’interroge sur l’époque dans laquelle nous vivons à partir des revendications féministes. Il utilise son expérience de professeur d’arts plastiques pour dépeindre la réalité d’une société qui est de plus en plus procédurière. La création artistique qu’il s’agisse de la peinture ou de la littérature est soumise à une censure qui va finir par l’étouffer.
Cette chronique alimentée par sa propre expérience est souvent drôle parfois grinçante.
Il s’agit de mon point de vue plus d’un essai que d’un .

bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Modèle vivant de Joann Sfar - Albin . Le Réserver ?

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Le poids du monde de David Joy Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Bienvenue au cœur de l’Amérique profonde, dans les Appalaches, à l’écart du monde et de toute civilisation.
Je vous présente Thad et Aiden deux amis d’enfance qui sont nés et ont grandi ici. Drogue, alcool et menus larcins leur permettent de survivre jusqu’au jour où leur dealer se tue accidentellement devant eux et c’est l’occasion inespérée pour rafler la drogue et l’argent…
Chance ou Malédiction ?
J’ai pris plaisir à lire cette histoire, pourtant terriblement sinistre car elle apporte un certain regard sur un pays plein de contrastes et de paradoxes. C’est une belle, noire tragédie américaine.

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie

Le poids du monde de David Joy - Sonatine. Le Réserver ?*

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Sergent papa de Marc Citti Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Mathieu Scarifi, comédien décrépit est le héros de ce premier de Marc Citti. On découvre au fil du récit que Mathieu a abandonné son fils Antoine très tôt, non pas pour voyager mais parce qu’il ne se sentait pas capable de l’éduquer correctement. Antoine a donc grandi sans père mais avec la collection de ses disques qui l’ont sans doute conduit à devenir musicien. Aujourd’hui il est devenu un prodige de la scène rock avec son groupe les « extradés » et son père assiste à cette ascension en silence. Leur relation est toujours aussi ambigüe, un mélange d’amour, de pudeur et de non-dit. Ils ont tout de même une forme de complicité avec les messages qu’ils s’échangent à partir des titres de chansons, celles des Beatles en particulier. Ce sur la relation père-fils montre la difficulté de renouer des liens quand l’absence prolongée a rompu la communication. Il est aussi question d’une rédemption parce que Mathieu grâce à une ancienne connaissance du conservatoire qui fréquente un des membres du groupe de son fils va pouvoir remonter sur les planches et connaitre à nouveau le succès et l’amour. Marc Citti connait parfaitement le monde du cinéma, du théâtre et de la puisqu’il est issu de ce milieu. Son récit est très crédible, peut-être même un peu autobiographique ? Il manie merveilleusement bien la langue française et sait nous émouvoir, notamment à la fin du livre avec la lettre qu’il écrit à son fils.
Voici donc un plein de charme que je vous invite à découvrir.

bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Sergent papa de Marc Citti - Calmann-Lévy. Le Réserver ?*

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La belle de Casa de In Koli Jean Bofane Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Casa, c’est Casablanca. Et dans ses rues, tout le monde connaît Ichrak et ses courbes. Elle est belle, indépendante, indomptable. Tous voudraient l’avoir mais elle ne veut d’aucun. Elle se tue à la tâche pour pouvoir acheter les médicaments qui endigueront la folie de sa mère. Un jour, elle croise la route de Sese, un jeune migrant zaïrois qui gagne sa vie en broutant, comprenez qui arnaque quelques européennes en mal d’amour via internet. Une amitié va naître entre eux. Alors, lorsque le corps d’Ichrak est retrouvé sans vie, Sese ne comprend pas.
Dans ce , mené tambour battant, l’auteur dresse un portrait d’une société marocaine ambivalente, hypocrite, une société corrompue par le profit immobilier, une société malveillante envers les femmes et les migrants.
A découvrir.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir 
La critique de ici

La belle de Casa de In Koli Jean BofaneActes sud. Le Réserver ?*

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Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Ce écrit à la troisième personne décrit froidement le quotidien d’une jeune femme célibataire qui s'occupe seule de son fils de deux ans. Le père n’a pas donné de signe de vie depuis longtemps et ne paye pas de pension. Nous ne connaissons pas le prénom de la mère ni de l’enfant. Nous assistons à l’aliénation de cette mère dépassée par son fils qui du matin au soir doit s’occuper de lui. Sans famille à proximité, sans crèche et n’ayant pas l’argent pour payer une baby-sitter, elle doit assumer seule la garde et l’éducation de son enfant. Ses rares moments de liberté, elle les passe à regarder les forums sur Internet concernant les mères célibataires. Mais son plus grand plaisir est de fuguer certaines nuits lorsque l’enfant dort enfin. Elle s’éloigne de plus en plus de son domicile pour retrouver un semblant de liberté et de légèreté. Ne risque-t-elle pas un jour de ne pas rentrer ?
Un social qui décrit sans concession l’univers étriqué et sans espoir de certaines mères célibataires.

bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives - Gallimard. Le Réserver ?

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Le prince à la petite tasse d’Emilie de Turckheim Version imprimable

Note : 3.6/5 (8 notes)

Mots-clés :

Comment accueillir un migrant chez soi ? Comment faire pour qu’il se sente vraiment chez lui ? Comment lui dire qu’il ne nous doit rien et que nous lui devons tant ? Il faut certainement lui laisser prendre sa place en se déplaçant soi-même un peu. Voici l’expérience qu’ont tentée Emilie de Turkheim, son mari et ses deux enfants en accueillant Reza un jeune migrant Afghan. Pendant près de neuf mois, l’auteur a tenu un journal quotidien qui nous permet de mieux connaitre le parcours de Reza. Les traumatismes liés à la guerre et à l’exode, la succession des pays d’accueil, la solitude et l’inquiétude concernant le devenir de sa mère réfugiée peut-être en Iran sont autant de frein à son intégration. La difficulté de l’apprentissage et de la maitrise de la langue française est souvent à l’origine de nombreux quiproquos. Cette cohabitation fait apparaître de multiples différences sociales et culturelles que chacun essaye de valoriser.
Ce récit alerte, réaliste, généreux souvent drôle mais parfois émouvant peut être un guide précieux pour tous ceux qui souhaitent se lancer dans la généreuse aventure de l’accueil d’un migrant.

bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Le prince à la petite tasse d’Emilie de Turckheim - Calmann-Lévy. Le Réserver ?

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