Les vies de papier de Rabih Alameddine Version imprimable

Note : 4/5 (2 notes)

Mots-clés :

Aaliya Saleh a passé presque toute sa vie au milieu des livres. Mariée à 16 ans répudiée presque aussitôt, elle s’est affranchie  du carcan que voulaient lui imposer sa famille et la société libanaise. Elle s’est construite une vie entourée de livres. Comme chaque début d’année, elle se lance dans la traduction d’un en Arabe, l’occasion pour elle de nous raconter sa vie. Grâce à elle, j’ai déambulé dans les rues de Beyrouth, j’ai aimé Hannah, et surtout j’ai rencontré Aaliya, quel personnage !
Un très beau d'une femme amoureuse des livres et de la littérature.

 - bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie

Les vies de papier de Rabih Alameddine - Les Escales. Le Réserver ?

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M pour Mabel d'Helen MacDonald Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

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Indéfinissable pour notre plus grand bonheur, M pour Mabel raconte le voyage dans le monde de la fauconnerie et, au-delà, de la sauvagerie animale, qu’Helen Macdonald va entreprendre à la mort de son père. Terrassée de douleur, elle qui depuis toute petite se passionne pour les rapaces et la littérature qui va avec, décide alors d’acheter un vautour, une merveille de volatile réputé pour la brutalité de ses attaques. Manière aussi de rester en lien avec son père trop subitement disparu, car la légende veut que ces oiseaux-là établissent un pont entre le monde des vivants et celui des morts. Le livre raconte cet apprentissage, et le retour à la vie après l’épreuve du deuil. Mais il est bien plus riche encore. Il est un éloge de la patience, un hommage à l’écrivain T.H. White, une réflexion sur l’imaginaire médiéval dans l’Angleterre d’aujourd’hui. Réflexion sur la violence des hommes et celle des animaux, ce livre observe, comprend et apaise. Je n’avais jamais rien lu quoique ce soit de semblable ! 

François - libraire à la Librairie des Cordeliers

M pour Mabel d'Helen MacDonald - Fleuve Editions. Le Réserver ?*

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Derniers feux sur sunset de stewart O’Nan Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

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Ce est à nouveau le d’un couple mais pas n’importe lequel. Ou plutôt le d’un trio : Francis Scott Fitzgerald, Zelda et Sheila Graham. L’Europe vit ses derniers jours de paix dans l’angoisse. On est à la veille du second conflit mondial. Sur le continent américain, à Hollywood, l’ambiance est tout autre. Les films s’enchaînent, de nouveaux acteurs sont découverts, d’autres tombent dans l’anonymat. Certaines stars sont de retour, c’est le cas de Francis Scott Fitzgerald. Sa femme Zelda est internée en clinique où elle est soignée pour ses troubles psychiatriques. Sa fille Scottie poursuit ses études. Fitzgerald n’est plus celui qu’il incarnait. Il est endetté. Il boit plus que de raison. Lorsqu’il arrive à Hollywood, il se fait embaucher dans un studio pour écrire des scénarios, reprendre des dialogues sur des films qui seront tournés ou abandonnés. La concurrence est rude et son nom ne signifie plus rien dans ce monde où les réputations se font et se défont rapidement. Lors d’une soirée, il fait la connaissance de Sheila Graham, journaliste chroniqueuse de la vie hollywoodienne. Elle est fiancée à un comte plus âgé qu’elle. Ils s’éprennent l’un de l’autre. Elle rompt ses fiançailles, lui, n’aura jamais le courage de divorcer. Zelda est son alter ego même si elle n’est plus que l’ombre d’elle-même.
A travers ce , ce sont les dernières années de l’auteur américain que nous traversons. L’auteur continue de brûler sa vie par les deux bouts. A croire que l’expérience ne lui a pas servi de leçon ou bien est-ce Hollywood qui produit cela ? On découvre un Fitzgerald parfois attendrissant, parfois pathétique, souvent lâche.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Derniers feux sur sunset de Stewart O’Nan - L'Olivier. Le Réserver ?*

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Maures de Sébastien Berlendis Version imprimable

Note : 3.7/5 (6 notes)

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L’auteur évoque avec beaucoup de précision ses étés d’adolescence dans les années 80 sur la côte varoise. Il retrace avec fidélité l’image de la jeunesse insouciante uniquement préoccupée par les premières rencontres amoureuses. Il réanime aussi avec justesse tous les petits détails et les stéréotypes liés aux vacances en bord de mer.
Son récit est une sorte de kaléidoscope de couleurs et de sensations qui fait remonter à la surface de notre propre mémoire les images et les souvenirs de notre adolescence au soleil. Une rêverie intemporelle et attendrissante qui fait du bien.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Maures de Sébastien Berlendis - Stock. Le Réserver ?*

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Hozuki d'Aki Shimazaki Version imprimable

Note : 5/5 (2 notes)

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L’auteure se plaît à donner un titre de fleur à chacun de ses romans. Ici c’est l’hôzuki, la physalis ou l’amour en cage et qui, en langage des fleurs, signifie aussi mensonge. L’auteure se plaît également à donner vie aux mêmes personnages rencontrés dans des romans précédents. Dans celui-ci, nous retrouvons Mitsuko Tsuji, la jolie jeune femme qui était entraîneuse dans un bar dans le   Azami . Si chaque vendredi soir, Mitsuko devient Azami dans un bar de 1ere classe, le reste de la semaine, elle est bouquiniste. Elle possède une boutique dans une petite rue de Nagoya. Elle est aussi et surtout la mère de Târo, un enfant métis et sourd-muet. Un jour, une femme entre avec sa fille, Haruko, dans la boutique. Elle est à la recherche de livres pour son mari, diplomate. Les 2 enfants, Târo et Haruko, font connaissance et deviennent rapidement amis. Les enfants se reverront sous la surveillance des 2 femmes. Mitsuko va devenir la confidente involontaire de cette femme qui a un lourd secret. Mitsuko, quant à elle, cache également un secret. Serait-il commun ? Aki Shimazaki a à cœur de parler du quotidien des gens, des liens qui les unissent, de la société et de ses contraintes. Ce court est une réussite et le découvre une fois encore un pan de la société japonaise.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir participant au troc lecture. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir. Suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal

Hozuki d'Aki Shimazaki - Actes Sud. Le Réserver ?*

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