Miettes de sang de Claire Favan Version imprimable

Note : 2.7/5 (3 notes)

Mots-clés :

Dany est un jeune officier de police au caractère effacé et docile, jusqu'au meurtre de son capitaine. Têtu et obstiné, cet homicide est pour lui, lié à d'autres. Il en a la certitude et contre l'avis de son supérieur il se lance dans l'enquête.

Jamais je n'aurais dû tomber sur ce livre, surtout pas ce dimanche où j'avais tant de choses à faire...
Mon aspirateur n'a pas fait le poid face à ce suspens, le linge sale est resté dans sa corbeille, j'ai négligé mes repas, oublié les loisirs que je m'étais prévus.
Le livre me suivait, me barrait le passage. Il semblait me dire " je ne te lâcherai pas tant que tu ne m'auras pas fini "... Une malédiction s'est abattue sur moi, rien n'a pu m'en libérer... enfin si : finir ce livre démoniaque.
Je n'ai rien pu faire de ce que j'avais prévu de faire, TANT MIEUX ! Une pause salutaire, une bulle d'oxygène dans ma semaine.
J'adore Claire Favan et réserve de suite Apnée noire, à voir si son talent me séduit encore.

  - bibliothécaire à la Médiathèque de la Monnaie

Miettes de sang
de Claire Favan - Toucan Edition. Le Réserver ?

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La vie est facile ne t'inquiète pas d'Agnès Martin-Lugand Version imprimable

Note : 3.7/5 (3 notes)

Mots-clés :

Ce est la suite de Les Gens heureux lisent et boivent du café. Je vous invite à lire ma critique sur ce , ICI, pour mieux cerner ce qui va suivre. Tremblez, lecteurs, tremblez ! Un an s'est écoulé depuis le retour de Diane de son escapade irlandaise. Elle a repris une existence paisible, ponctuée par sa toute fraiche relation avec Olivier, son café-littéraire et ses sorties avec son meilleur ami. Mais tout bascule quand elle revoit Edward, l'irlandais ténébreux et sexy, au détour d'un vernissage parisien. Tout ce qui lui semblait acquis va disparaître et Diane va se retrouver confrontée à ses plus grandes peurs ainsi qu'à ses désirs profonds... Je n'avais pas apprécié le premier tome plus que cela, mais je m'accordais à dire qu'il était un bon détente (ceux qu'on lit avec notre cerveau (et notre sens critique) posé bien sagement à côté de nous), qu'il était facile d'arriver au bout, et de le refermer, aussi. Mais je m'inquiétais pour la suite. Comment continuer à tisser l'histoire sans devenir rébarbative et sans lasser le ? Les personnages n'étant pas d'une profondeur folle (l'auteur est pourtant psychologue de formation!), le sujet principal, à savoir le deuil de l'époux et de l'enfant, bâclé et expédié, que restait-il à la faveur de ce ? Et bien, à défaut d'autre chose, avec ce , vous aurez le droit à une histoire cousue de fil blanc, une écriture pauvre, constituée une fois encore majoritairement de dialogues, à des stéréotypes poussés à leur paroxysme (certes l'originalité n'est pas synonyme de qualité, mais là, autant s'abonner à des revues de romans-photos) et à plusieurs (trois !) romances. Vous l'aurez aisément compris, ce est une nouvelle déception, mais, je pense que je suis sevrée, après avoir lu trois romans de cet auteur, on ne m'y reprendra plus ! Malgré ma verve furieuse, je reste curieuse, et donc en attente de vos avis, qu'ils soient négatifs ou dithyrambiques, faites vous entendre !

Mandy - bibliothécaire à la Médiathèque de la Monnaie

La vie est facile ne t'inquiète pas
d'Agnès Martin-Lugand - Michel Lafon. Le Réserver ?

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L’Enfer de Church Street de Jake Hinkson Version imprimable

Note : 3/5 (9 notes)

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Paul pensait que ce serait du gâteau : braquer un homme sur le parking d’une station-service du Texas en pleine nuit, rien de plus simple. Surtout quand l'homme  en question est obèse et a du mal à se déplacer. Mais c'était sans compter sur Geoffrey Webb qui n’attendait presque que cela, se faire braquer !
Sauf qu'évidemment, les choses ne vont pas se passer comme prévu. Qui est Geoffrey Webb ? Pourquoi se laisser braquer aussi facilement ? L’Enfer de Church Street est un magnifique , complètement décalé, peuplé d’une incroyable galerie de personnages, mêlant réalité crue et humour noir. Rien ne se terminera comme on aurait pu l'imaginer...
Un noir aussi court que percutant. Un vrai plaisir.

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie 

L’Enfer de Church Street de Jake Hinkson - Gallmeister. Le Réserver ?

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Un roman russe d'Emmanuel Carrère Version imprimable

Note : 3/5 (8 notes)

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C’est à un retour aux sources, dans le pays de sa mère (Hélène Carrère d’Encausse) qu’Emmanuel Carrère s’est livré dans Un russe. Il affronte ses fantômes familiaux dans un récit autobiographique maîtrisé et émouvant en recherchant et acceptant un dévoilement, une mise en danger de lui-même. Cette vulnérabilité donne véritablement à son récit une valeur de confession au sens littéraire du terme. Cette quête de délivrance, cette volonté de se libérer de ce terrible secret de famille qui le hante donnent à son récit une grande intensité. Avant d’en arriver à l’apaisement, le chemin parcouru est long et sinueux, infiniment douloureux, tantôt tragique, tantôt érotique et parfois même cocasse. Ce livre patchwork parvient à restituer la complexité d’un homme, parfois aux limites de la folie, à travers des évènements biographiques très distants.


-  bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Un
russe d'Emmanuel Carrère - Folio. Le Réserver ?

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Jean Vautrin Version imprimable

Note : 2.9/5 (8 notes)

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L’écrivain Jean Vautrin, lauréat du prix Goncourt en 1989 pour "Un Grand pas vers le bon Dieu", est mort mardi 16 juin à son domicile à Gradignan (Gironde). Écrivain populaire engagé à gauche, il était notamment connu pour sa saga sur la Commune de Paris, Le Cri du peuple, adaptée en bande dessinée par Tardi.
C'est d'abord par le cinéma qu'il avait commencé sa carrière. Herman, de son vrai nom, avait été l'assistant de réalisateurs aussi célèbres que Roberto Rossellini, Jacques Rivette ou encore Vincente Minnelli. A son tour, il était passé derrière la caméra pour une dizaine de films, dont deux avec Alain Delon.
il s'était lancé dans la littérature au début des années 70 avec ce nom de plume : acVautrin, emprunté à Balzac.Mais c'est en 1989 que le romancier avait connu la consécration avec le prix Goncourt pour son livre intitulé Un grand pas vers le Bon Dieu. Un récit épique ancré en Louisiane qui raconte les aventures tumultueuses de trois générations sur le continent nord-américain. Porté par un grand souffle,
ce réunissait tout ce qu'aimait Vautrin : le tourbillon des événements historiques, des personnages de caractère, une langue très travaillée, et surtout le rire pour oublier le tragique.

Lire Vautrin ici