Manchester by the sea de Kenneth Lonergan Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Il y a les drames dont on se remet et ceux dont on ne se remet pas. C’est bien de cela qu’il s’agit dans Manchester by the sea. Sous ses airs de petit film indé discret, ce long-métrage du peu connu Kenneth Lonergan s’avère être un saisissant cataclysme émotionnel, une œuvre bouleversante, absolument déchirante. C’est là que Lonergan réussit son coup de maître : réhabiliter le mélodrame, le rendre noble et puissant tout en évitant religieusement d’en user les codes les plus embarrassants. Même si l’équilibre semble parfois périlleux à tenir, avec quelques scènes sur le fil du rasoir, il parvient magistralement à éviter les embûches du tire-larmes. Il ne reste alors que l’essentiel : la peinture naturaliste d’une famille empêtrée dans le deuil et les portraits magnifiques de ceux qui la composent. Portraits incarnés par des acteurs tous habités, sans exception. Et quand toute la tristesse du monde se concentre dans le seul regard de l’inoubliable Casey Affleck, damné, qui traîne son malheur épaule courbées, dans un silence de glace, comme si les mots ne servaient plus à rien, alors c’est notre cœur qui manque de se figer... C’est lent, âpre, brut comme ce morne décor, écrin mélancolique qui embrasse tout entier les personnages désemparés. Pourtant l’on rit parfois, avec cet adolescent attachant qui veut avancer et vivre pleinement malgré la peine. Ces moments de respiration, ces touches de comédie au sein du drame sont salutaires : la vie coûte que coûte et malgré tout.

Mélanie - bibliothécaire à la MPU

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Sur quel pied danser de Paul Calori et Kostia Testut Version imprimable

Note : 3/5 (6 notes)

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Une comédie musicale pleine de fraîcheur qui allie la chanson et la danse et raconte l’histoire d’un conflit social dans une petite entreprise de chaussures de luxe basée à … Romans-sur-Isère. Les réalisateurs avaient besoin d’un objet symbolique et la chaussure de luxe s’est imposée à leur esprit. Ils ont cherché une vraie ville de fabrication de la chaussure et ont découvert que Romans était une capitale de la chaussure de luxe dans les années 70. Nous découvrons ou redécouvrons cet univers avec des personnages drôles et attachants, qui chantent et dansent autour des machines. Le personnage principal est en situation précaire, « cendrillon des temps modernes », elle espère devenir une « princesse » en trouvant un CDI et fait la rencontre du prince charmant …
A noter également la qualité des chansons aux styles variées composées par Jeanne Cherhal, Clarika, Albin de la Simone, Olivia Ruiz… Une belle surprise !

- discothécaire à la médiathèque Simone-de-Beauvoir

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A perdre la raison de Joachim Lafosse Version imprimable

Note : 2.3/5 (3 notes)

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Murielle et Mounir s’aiment. Ils se marient, puis s’installent chez le docteur Pinget, père adoptif de Mounir. Ils n’en partiront pas, même après la naissance de leurs quatre enfants. Redevables de la bonté d’un beau-père qui couvre tous leurs besoins mais transforme chaque cadeau en barreau de prison, dépendant matériellement et financièrement de leur bienfaiteur, le jeune couple ne prendra jamais son envol. L’émancipation naturellement rêvée par Murielle se révèle impossible, et le piège se referme, jusqu’au drame. Tout a déjà été dit et analysé sur ce film belge découvert à Cannes en 2012 et inspiré d’un fait divers sordide qui traumatisa la Belgique en 2007 : le traitement de l’infanticide (nul spoiler ici car nul suspens dans ce film qui commence par la fin), l’asphyxie provoquée par la promiscuité au sein d’une cellule familiale dysfonctionnelle, la violence sourde qui règne sans que jamais une goutte de sang ne soit versée, l’aliénation qui annihile toute énergie vitale. Et surtout la lente et inéluctable descente aux enfers d’une femme emmurée dans sa vie et qui perd la raison, jusqu’à la pure folie. Enfin, la terrassante sensation de dépossession, de vide immense, de douleur insupportable, incarnée par Emilie Dequenne qui sidère et qui hante, longtemps après le visionnage. Tout a été dit sur ce film mais rien ne sert plus d’en parler, il faut maintenant le voir…

Mélanie - bibliothécaire à la MPU

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Big little lies de David E. Kelley Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

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Madeline, Jane et Céleste se lient d’amitié par l’intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu’elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d’un tragique accident, survenu à la fête de l’école. Qui est mort ? Crime ou accident ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l’univers de la petite ville de Monterey va être secoué. Une minisérie époustouflante et très bien menée. Dilemme entre vies professionnelles et vie de famille, divorce, viol, violence conjugale, tromperie... autant de thèmes abordés en profondeur et avec justesse. Agréablement surprise, j'ai commencé la série sans vraiment y croire et pourtant malgré quelques lenteurs, cette série se révèle être une pépite de narration visuelle et scénaristique. Une histoire prenante, des actrices impressionnantes.

Big Litlle lies est l’adaptation du livre Petits secrets, grands mensonges de Liane Moriarty. Le Réserver ?

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1:54 de Yan England Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Harcelé au lycée, Tim 16 ans décide de prendre sa revanche sur son principal harceleur en le battant à la course à pied.

Voilà en gros le pitch du film. Mais, il y a beaucoup plus que ça dans le premier long métrage de Yan England, un acteur canadien.
Il y a du bon et du moins bon dans ce film. Des passages plus brouillon que d'autres, quelques clichés aussi mais ce film est malgré tout intéressant car le sujet est d'.
Beaucoup d'émotions à fleur de peau. De peurs ensevelies, de non-dits, de tendresse, de désespoir, d'imcompréhension, de bêtises aussi.
Au final j'ai bien aimé ce film qui traite du thème de la quête d'identité avec beaucoup de pudeur.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

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80 jours de Jon Garano et Jose Mari Goenaga Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Ce film raconte les retrouvailles d'Axum et Maïté, meilleures amies lorsqu'elles étaient adolescentes. A 70 ans, Axun mène une petite vie tranquille avec son mari. Sa fille vit aux Etat-Unis et leurs rapports sont tendus. Lorsque son ex-gendre se retrouve à l'hopital et dans le coma suite à un accident, Axun décide de lui rendre visite, contre l'avis de son mari et sa fille. C'est au chevet de cet homme qu'elle retrouve Maïté rendant visite à son frère, dans le coma aussi.Petit à petit les deux femmes se rapprochent à nouveau jusqu'à ce que Maïté avoue à Axun qu'elle est lesbienne... chacune va devoir alors faire face aux sentiments divergents qui les assaillent. 

Ce film nous prend très vite dans ses filets. Les deux comédiennes sont vraiment crédibles et donnent du relief à leur personnage. Le ton est doux-amer, pudique et retenu. Les choses sont dites simplement, les sentiments des protagonistes ne sont pas disséqués mais ils sont suffisamment explicites.
C'est un film qui parle d'amour interdit, de regrets et d'une histoire d'amour-amitié compliquée (mais ça c'est toujours le cas).
Epatant.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

80 jours
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Si vous avez peur ... Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Si vous avez peur… des portes qui grincent, des bruits suspects, du sang, des giclées de sang, des monstres, les tensions psychologiques…
cette sélection de films est faite pour vous ! ici


L'ornithologue de Joao Pedro Rodrigues Version imprimable

Note : 3/5 (2 notes)

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Fernando, un ornithologue, descend une rivière en kayak dans l’espoir d’apercevoir des spécimens rares de cigognes noires. Absorbé par la majesté du paysage, il se laisse surprendre par les rapides et échoue plus bas, inconscient, flottant dans son propre sang.

Joao Pedro Rodrigues propose une nouvelle fois un film esthétiquement très beau. Belle photographie, plans, cadrages intéressants. Le film s'écoule au rythme de la rivière, sereinement. Jusqu'à l'accident et là on plonge dans un univers surréaliste cauchemardesque.
Sans doute pas son meilleur film mais poétique et étonnant.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir 

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