Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall Version imprimable

Note : 4/5 (1 note)

Mots-clés :

C'est un initiatique tout simple qui traite d'une histoire d'amour en devenir. Elle est timide, lui aussi et souffre en plus d'un traumatisme qui entrave sa volonté. L'un est l'autre se plaisent mais comme aucun n'ose faire le premier pas, les mois passent sans que rien ne se passe justement. Pourtant, autant l'un que l'autre, a dans son entourage des amis, des relations qui n'attendent qu'une chose qu'ils osent aller l'un vers l'autre et se déclarer leur amour. Car si eux ne voient rien, les autres savent qu'ils sont fait pour être ensemble. Il n'y a qu'eux qui entravent leur relation.

C'est un tout en finesse où 4 voix nous racontent l'histoire de Léa et Gabe. Ici, pas de grandes déclarations, de coeurs qui palpitent, de baisers passionnés mais on assite juste à la naissance, non sans mal, d'un amour pur et touchant. On apprend aussi qu'il faut apprendre à s'affranchir de nos peurs car oser, se lancer est source, la pluplart du temps, d'un bonheur qu'on n'aurait jamais aussi soupçonné. Qui n'ose rien n'a rien dit l'adage. Ce le démontre.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Un petit quelque chose en plus de Sandy Hall - Hugo Roman. Le Réserver ?

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Flora Banks d'Emily Barr Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Voilà un drôle de sur une maladie pas drôle du tout.

Suite à une tumeur au cerveau lorsqu'elle avait 10 ans Flora Banks souffre, 7 ans plus tard, d'amnésie antérograde. Elle est donc incapable de fixer durablement tout nouveau souvenir. Au bout de deux heures, elle oublie tout. Alors, elle écrit sur sa main les choses importantes. Elle note aussi dans un cahier pour tenter de se rappeler un peu. Mais beaucoup de choses lui échappent. Ses parents l'étouffent, sa mère surtout qui pour éviter tous risques l'auto-médicamente. Heureusement, Flora peut compter sur Paige sa seule et meilleure amie qui la connait depuis toujours, ou presque. Et puis un jour, miracle, Flora se souvient du baiser échangé avec Drake, l'ex-copain de Paige, parti au Spitzberg en Articque. A partir de là, tout part en vrille.
Quel ! Il m'a tout d'abord permis de découvrir vraiment ce qu'est cette maladie terrible car les souvenirs, qu'ils soient bons ou mauvais, nous aident à évoluer et à surmonter certains obstacles placés sur notre route.
La plume d'Emily Barr décrit parfaitement les conditions de vie de son héroïne. Cette peur qui l'étreint à chaque fois que son cerveau a fait un "reset" et qu'elle doit comprendre qui elle est, où elle se trouve etc. Même si cette maladie l'handicape Flora a "toute sa tête" et elle aspire à la vie d'une jeune fille de son âge : l'amour, l'amitié, décider de son futur etc. Elle a des envies d'émancipation qui font très peur à sa mère notamment. D'ailleurs l'auteur, pose mine de rien, la question morale de savoir si des parents peuvent, au nom de l'amour, rogner les ailes de leur enfant différent certes, mais bouillonnent de vie et d'envie par ailleurs.
L'auteur n'a pas laissé beaucoup de place à la facilité dans ce récit. Belle surprise et retournement de situation vers la fin. Très joliment amené et qui permet là aussi de soulever des questions morales intéressantes.
Ce m'a beaucoup marqué car il est à la fois unique, déconcertant, sombre, plein de vie, lumineux, triste, optimiste et merveilleux.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Flora Banks
d' Emily Barr - Casterman. Le Réserver ?*

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Harcélement de Guy Jimenes Version imprimable

Note : 5/5 (2 notes)

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Valentin entre dans un nouveau collège. Il est plein de bonne volonté et souhaite se faire rapidement un ami. C’est dans cet objectif qu’il choisit de s’asseoir auprès de Bastien. Délégué de classe, Bastien est apprécié de tous. Mais dernière son visage d’ange, se cache une âme noire. Par jeu, il va exercer une violence sournoise à l’encontre de Valentin qui a, malheureusement pour lui, l’art et la manière de liguer les autres contre lui. Parce qu’il est différent, il écoute du blues, lis des auteurs inconnus… et il a du mal à endiguer son enthousiasme de vouloir convertir ses camarades de classe au blues. C’est qu’il déborde d’idées Valentin, mais les profs, les autres élèves trouve cela plutôt pénible. Bastien, l’ai de rien,  fait son maximum pour liguer les autres contre Valentin. Et puis, un jour le jeu s’envenime et Valentin perd tout : son enthousiasme, le respect de ses pairs, l’attention de ses parents… le cercle vicieux et infernal commence.

Un très intense sur le harcèlement, la soumission de la victime, l’indifférence des enseignants et la naïveté des parents. Edifiant.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Harcélement de Guy Jimenes - Oskar. Le Réserver ?*

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La fille qui croyait pas aux miracles de Wendy Wunder Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Campbell est condamnée. Elle sait que la médecine ne peut plus rien pour elle. Contrairement à sa sœur Perry et sa mère Alicia. Avec son amie Lily, malade aussi, Campbell établie une liste de choses à réaliser avant de mourir. Elle va tout mettre en œuvre pour les réaliser.
Campbell est extraordinaire dans le rôle de la jeune fille désabusée, qui n’attend rien du destin ou des autres. Depuis qu’elle se sait malade, elle rejette tout et tout le monde. L’amour ? L’amitié ? Connaît pas ! Et c’est tant mieux comme ça… enfin c’est ce qu’elle veut croire, mais Asher, un jeune homme serviable et mystérieux, sexy comme un mannequin, va petit à petit intriguée Campbell.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de Campbell. Elle ne s’apitoie jamais sur son sort, mais son humour incisif et virulent désoriente souvent ses interlocuteurs.

Une histoire émouvante de vie, de maladie, d’amour et d’amitié et de miracles… ou peut-être pas.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

La fille qui croyait pas aux miracles de Wendy Wunder – Hachette (Black Moon). Le Réserver ?

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Phobie douce de John Corey Whaley Version imprimable

Note : 3.2/5 (6 notes)

Mots-clés :

Solomon,  16 ans, vit reclus dans sa maison suite à un incident qui l’a conduit dans une fontaine. Depuis, il refuse toute interaction avec l’extérieur. Et ça lui va bien, car dehors il panique car les sources de stress sont nombreuses alors que chez lui il passe son temps à jouer, à travailler (enfin un peu), à manger… Il refuse même d’aller dans son jardin. Lisa, elle est en terminale. Avec son petit ami Clark c’est le bonheur. Pour intégrer l’université de psychologie de son choix, elle jette son dévolu sur Solomon et décide qu’elle va le guérir. Grâce à un subterfuge elle réussit à le contacter et petit à petit à l’apprivoiser tant bien que mal…

Très bon livre qui traite avec finesse de phobie. Solomon est très touchant lorsqu’il est en crise de panique car on sent sa douleur de ne pas pouvoir faire les choses comme il le voudrait. Cela lui empoisonne l’existence mais impossible d’arriver à passer outre. Et puis, il a un secret qu’il n’ose confier à personne et qui pourtant le taraude de plus en plus.

Quant à Lisa, au départ, elle est exaspérante. Avec son désir, qu’on peut comprendre j’en conviens, de quitter sa petite ville, sa façon de traiter son petit copain aussi. Je l’ai trouvé à la fois condescendante et fragile.
Et puis il y a Clark, qui fait partie à part entière de l’équation mise en place par l’auteur. Lui, c’est quasi le petit copain idéal : sportif, populaire, beau et pourtant pas prétentieux, à l’écoute, patient, honnête… il est quasi parfait.

Chacun va dans cette amitié à trois y trouver son compte. C’est un récit optimiste, qui fait du bien parce que ces trois personnages sont attachants et j’ai été émue par leur histoire. 

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Phobie douce de John Corey Whaley - Casterman. Le Réserver ?*

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