Les graciées de Kiran Millwood Hargrave Version imprimable

Note : 5/5 (1 note)

Mots-clés :

Dans la communauté de Vardo au nord-est de la Finlande, les conditions de vie sont rudes. La pêche permet à chacune des familles du village de vivre. Lorsqu’un jour une baleine est aperçue au large suivant un énorme banc de poissons, tous les pêcheurs se précipitent sur leur bateau espérant une pêche miraculeuse qui les mettrait à l’abri de la faim pour quelques temps. Mais ce qui les attend est la mort car la tempête vient de déchainer les flots. Il n’y aura pas de survivants. Les femmes attendent que la mer leur rende les corps et que le printemps dégèle la terre pour enterrer les corps. Parmi ces femmes, se trouve Maren qui vient de perdre son frère tant aimé, son père à qui elle n’a pas dit au revoir et un fiancé auquel elle n’était pas tant attachée. La communauté désormais constituée de femmes, d’enfants et de vieillards doit s’organiser. Les premières frictions apparaissent au sein de cette toute nouvelle communauté. D’un côté les bigotes qui attendent un miracle et les femmes qui veulent prendre en main le destin du village. Mais cette histoire se déroule au XVIIème siècle ! Un pasteur est donc envoyé car les autorités voient d’un mauvais œil toutes ces femmes livrées à elles-mêmes, il ne manquerait plus que des sorcières se cachent parmi elles. Depuis toujours la vie s’est organisée au rythme de l’église mais aussi à l’écoute des traditions du peuple sami très présent sur cette terre. D’ailleurs, quelques femmes se détournent de l’église et de son pasteur, leur préférant les réponses samis à leur questionnement et leur chagrin. La rupture est entamée, un délégué doit venir régler toutes ces questions d’ordre moral. Les premiers bûchers sont allumés.
J’ai beaucoup aimé ce tiré d’une histoire vraie. Des femmes s’organisent, luttent pour leur survie. Et cela semble déjà trop pour certains. On préfère crier à la sorcellerie plutôt que remettre en question l’ordre établi.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Les graciées de Kiran Millwood Hargrave - Robert Laffont. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

Joy de Sophie Alour Version imprimable

Note : 3/5 (3 notes)

Mots-clés :

Sophie Alour (saxophoniste autodidacte) est accompagnée sur son nouvel par 2 figures de renom Mohamed Abozekry (oud) et Wassim Halal (derbouka). Fruit d’une collaboration née au festival Jazz sous les pommiers, cette rencontre nous offre de très beaux moments (« Exil », « Joy », « Un ciel plus grand ») où les influences musicales des uns et des autres se mêlent de manière très harmonieuse. A l’image de la pochette le résultat est lumineux et procure une sensation de bien-être. Un énergisant !

- discothécaire à la médiathèque Simone-de-Beauvoir 

Vous trouverez ce
CD à l'espace musique des Médiathèques Valence Romans.
Le Réserver ?

Grand casino hotel de Waldeck Version imprimable

Note : 4/5 (2 notes)

Mots-clés :

Un nouvel de Klaus Waldeck, qui nous plonge une nouvelle fois dans son univers trip hop et électro. Waldeck est au volant de ce road trip à travers le désert américain et nos compagnons de routes sont les voix de Zeebee, Patricia Fferrara et Joy Malcolm. ). Avec « look at me Joe », Waldeck semble même devenir pianiste de saloon. Cet , où la basse et la guitare électrique savent se faire enjouées ou calmes, alterne entre des morceaux très vifs (« sexy thing »), et d’autres beaucoup plus lents (« une promessa »). Un à écouter pour ceux qui rêvent de grands espaces.

Eva - discothécaire à la médiathèque Simone de Beauvoir 

Vous trouverez ce CD à l'espace musique dans les Médiathèques ValenceRomans.
Le Réserver ?

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni Version imprimable

Note : 4.2/5 (4 notes)

Mots-clés :

Je savais à l'avance que ça allait me plaire en voyant quelques planches. Mais c'est un vrai coup de cœur. Bd très atypique, poétique et sensible. On en apprend plus sur les troubles de psychopathologie de la vie quotidienne mais avec des mots simples, et un graphisme à couper le souffle.
C'est une expérience à vivre individuellement donc je ne m'attarde pas plus. Incontournable.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

 

Journaux troublés de Sébastien Perez et Marco Mazzoni - Soleil. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

La Mère morte Blandine de Caunes Version imprimable

Note : 3.2/5 (5 notes)

Mots-clés :

Benoîte Groult (1920-2016) est mon « idole » de toujours. Depuis l’âge de 14-15 ans, j’ai lu tous ses livres. Idole de par son style, ses descriptions, son humour et, bien sûr, son militantisme pour la libération de la femme. Mais ce que j’apprécie le plus chez elle, c’est sa vitalité, son amour de la nature et de la mer. C’est une épicurienne dans tous les sens du mot.
Ce qui m’a ravie une fois de plus, c’est d’abord son Journal d’Irlande (2018), repris par sa fille Blandine de Caunes d’après ses carnets rédigés entre 1977 et 2003 en Irlande.
À la fin de ces carnets, elle a 83 ans, mais elle vit toujours intensément malgré les bobos dus à l’âge. J’y ai appris la vérité sur beaucoup de choses, en particulier sur ses rapports avec son amant irlandais, tel qu’il apparaissait dans Les Vaisseaux du cœur (1988). Toujours sous le charme, j’ai donc enchaîné sur un autre livre, encore une fois écrit par Blandine de Caunes, La Mère morte, dans lequel elle parle des dernières années de sa mère souffrant d’Alzheimer. Elle raconte comment, avec ses soeurs, elles ont abrégé ses souffrances, tel que Benoîte en avait décidé dans La Touche étoile (2006). C’est tragique de voir cette grande dame de 96 ans, qui a enterré son mari, son amant, sa soeur Flora, sa nièce, se dégrader de jour en jour.
Blandine de Caunes rend donc là un hommage mérité à sa mère, Benoîte Groult. Elle dit d’elle : « Fatiguée, un mot qu’elle ne prononçait jamais, elle l’infatigable qui menait de front toutes ses vies. » Plus émouvant encore : « Elle nous a donné la vie, on lui a donné la mort. »

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques de ValenceRomansAgglo.

La Mère morte de Blandine de Caunes - Stock. Le Réserver ?
Journal d’Irlande. Le Réserver ?
Les vaisseaux du coeur. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

Croire aux fauves de Nastassja Martin Version imprimable

Note : 4.2/5 (4 notes)

Mots-clés :

Une anthropologue française Nastassja Martin, spécialisée sur l’étude des sociétés nomades de l’arc arctique relate son « accidentelle » rencontre avec une ourse.

Ce livre est une très belle introduction à ce qu’est l’anthropologie au quotidien, comment des hommes et des femmes quittent leur pays  pour aller observer et  vivre avec d’autres personnes dans un tout autre univers culturel, les interrogations les bouleversements existentiels que ça provoque.

Les peuples nomades de l’arc arctique sont en  prise avec les bouleversements climatiques, ils tiennent à garder leur culture si proche de la nature.

Nastassja Martin nous donne à voir une autre façon de lire le monde, moins cartésien plus animiste.

Ce texte est très bien écrit, simple et passionnant !!!

L - bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Croire aux fauves de Nastassja Martin - Gallimard. Le Réserver ?

 D'autres conseils de lectures sur notre portail

Rois de cendres de K. Ancrum Version imprimable

Note : 3.3/5 (7 notes)

Mots-clés :

Lu d'une traite tellement l'histoire m'a subjugué.


La mise en page est belle. Bonne idée de l'éditeur. N'oublions le sujet de ce beau où August et Jack, amis depuis l'enfance, plongent ensemble dans un monde où la folie de l'un entraîne dans son sillage l'autre.

Il faut absolument lire ce récit. Les émotions, les réflexions qu'il dégage sont difficiles à expliquer. Un coup de cœur estival.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Rois de cendres de K. Ancrum - Milan. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

Lumière d’été, puis vient la nuit de Jon Kalman Stefansson Version imprimable

Note : 3.6/5 (5 notes)

Mots-clés :

Détrompez-vous si vous pensez qu’il ne se passe jamais rien dans ce village de 400 âmes. Evidemment la vie s’écoule à un autre rythme qu’à Reykjavik si bien que vous avez l’impression que vous êtes à une autre époque.
Mais non, vous êtes bien au XXIème siècle et les interrogations sur la vie, les désirs, sur la mort sont les mêmes qu’à la capitale ou peut-être même plus prégnantes car on a davantage conscience du temps qui passe. Si vous passez dans ce village, vous croiserez sans doute le chemin de l’Astronome qui un jour a décidé de toute abandonner pour les livres anciens en latin sur l’astronomie. Sans doute serez-vous happés par la beauté de quelques femmes qui font tourner la tête à plus d’un homme. Et si jamais vous avez besoin de matériel, allez à l’Entrepôt, David et Kjarten vous raconteront des histoires de fantômes.
Avec une douceur et une poésie incroyables, l’auteur dépeint la vie quotidienne de quelques habitants. Il semble se passer peu de choses mais humainement c’est le grand chambardement.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Lumière d’été, puis vient la nuit de Jon Kalman Stefansson - Grasset. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail