Quatre couleurs de Blaise Guinin Version imprimable

Note : 3.3/5 (10 notes)

Mots-clés :

C'est une BD atypique qu'une collègue m'a fait découvrir. Sa particularité c'est d'avoir été faite à l'aide d'un simple stylo quatre couleurs que j'utilisais lorsque j'allais à l'école… oui ce bête stylo 4 couleurs qu'on avait tous dans notre trousse. Blaise Guinin l'a détourné de son usage principal et nous offre une bd entièrement conçue avec ce stylo. On suit les aventures de deux étudiants qui décident d’échanger leur identité pour réussir leurs examens. Mais l’un deux est un flemmard de première, assez puant, irrespectueux de ses congénères, des filles en général et de ses copines en particulier. C’est au demeurant un personnage qui se veut cool mais qui se révèle très peu sympathique. Il est l’archétype du loser, macho, égoïste et absolument pas fiable, qu’on souhaite ne jamais rencontrer. Mais l’ensemble est cohérent et même si je n’apprécie pas, avoir comme personnage principal quelqu’un de si négatif c’est surprenant et éducatif je dirais car, pour une fille, c’est bien de savoir ce qu’il se passe dans la tête des garçons… et là on est servi !!! Bref, je vous recommande cette BD surtout pour le travail artistique de Blaise Guirin, qui avec un simple stylo 4 couleurs a réalisé une très bonne BD. 

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Quatre couleurs de Blaise Guinin – Warum. Le Réserver ?

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Superman n'est pas juif (… et moi un peu) de Jimmy Bemon & Emilie Boudet Version imprimable

Note : 3.1/5 (9 notes)

Mots-clés :

Qu'est-ce que c'est qu'être juif ? C'est la question que se pose Benjamin. Né d'un père juif et d'une mère chrétienne, il se retrouve déchiré entre les deux cultures… Pas facile quand on a l'âge de raison et que vos parents viennent de divorcer. Traiter de religion n'est guère chose aisée mais Jimmy Bemon aborde ce sujet avec brio, grâce à son jeune héros, naïf et curieux. Pas de prosélytisme dans cette bd, juste la quête d'identité d'un petit garçon pris entre deux cultures, deux religions et qui tente de se construire tant bien que mal. J'ai beaucoup aimé cette bd qui sur le ton de l'humour, et d'un point de vue laïque,  traite d'un sujet capital pour bien se construire et apprendre à se forger sa propre opinion afin, éventuellement, de se libérer du poids des valeurs familiales. Le dessin d'Emilie Boudet ajoute une touche de tendresse et de simplicité bienvenue. A découvrir.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Superman n'est pas juif (… et moi un peu) de Jimmy Bemon & Emilie Boudet – La boite à bulles. Le Réserver ?*

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L’Arbre du pays Toraja de Philippe Claudel Version imprimable

Note : 3.3/5 (9 notes)

Mots-clés :

Ce dernier Philippe Claudel est fait pour les gens ayant perdu un être cher : il apaise, panse les plaies et nous aide à continuer. Un cinéaste, ayant perdu son meilleur ami décédé d’un cancer, réfléchit sur la place que nous faisons aux morts dans nos vies. Ce cinéaste mord dans la vie à pleines dents sans oublier la fin qui le guette.
Claudel dira : « Comment faire vivre en nous ceux qui ne sont plus là, comment les garder vivants. Vivre avec le mourir, garder la vie, l’amour, l’espoir. » Je vous le recommande.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

L’Arbre du pays Toraja de Philippe Claudel - Stock. Le Réserver ?*

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Little America de Rob Swigart Version imprimable

Note : 3.2/5 (9 notes)

Mots-clés :

Rob Swigart revisite le cultissime « Chérie, j’ai rétréci les gosses ! » pour nous gratifier d’une séance récréative devant le désormais « Chérie, j’ai rétréci l’Amérique ! ». Une comédie « déjantée !», « excentrique !», « hilarante !», avec Orville Hollinday Junior dans le rôle du type qui n’avait que deux ambitions : s’établir dans l’immense station-service de Little America, dans le Wyoming et tuer son salopard de père, Orville Hollinday Senior, l’apothéose par excellence ! Des voitures, des fast-foods, des cieux immenses, bleus comme si tout allait bien, et plus de viande bovine au kilomètre carré que d’habitants dans ce grand ouest américain ! Toute cette apparente simplicité, c’est louche… Halte ! vous y êtes ! à Little America, l’endroit le plus prototypique des Etats-Unis d’Amérique ! Rob Swigart signe une œuvre de jeunesse qui déménage, tire à vue sur Big Daddy et offre à son un grand moment de joie !

François - Libraire à la Librairie des Cordeliers participant au troc lecture. Organisé à la Médiathèque Simone de Beauvoir. Suggestion de lecture proposée au club des Irrésistibles du Réseau des Bilbiothèques Publiques de Montréal

Little America de Rob Swigart - Cambourakis. Le Réserver ?*

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Amy d’Asif Kapadia Version imprimable

Note : 3.1/5 (12 notes)

Mots-clés :

Ce d’Asif Kapadia sur la chanteuse Amy Winehouse s’ouvre sur des images d’elle, adolescente, prenant des poses de princesse sexy pour chanter Happy Birthday à une copine. Nous la suivrons, dans son intimité, tout au long du parcours qui va la mener jusqu’à la gloire. Un succès qui se révèlera dévastateur… Elle le dit d’ailleurs dans ce : « Ma célébrité je n’y crois pas une seconde. Ça me dépasserait. Ça me rendrait folle probablement ». Ce est jonché d’images inédites filmées dans l’intimité de la chanteuse par des proches ou des paparazzis. Par moment, cela donne une impression de voyeurisme, puis on comprend que le réalisateur voulait montrer ce qu’était devenue sa vie, une vie de célébrité : traquée, photographiée par la presse, filmée dans son intimité par ses proches… Ce témoignage très touchant permet de découvrir une artiste au talent immense mais fragile, dépassée par tout ce qui lui arrivait, sombrant peu à peu dans la drogue et l’alcool… Parmi les moments forts de ce film je retiendrai : l’enregistrement de l’ « Back to black », instant magique où elle chante pour la première fois ce titre écrit suite à la rupture avec son petit ami Blake. Car Amy Winehouse, en plus d’avoir une voix inoubliable, composait ses textes, le plus souvent très autobiographiques. L’autre moment très émouvant, c’est l’enregistrement de son duo avec Tony Bennett, elle est très impressionnée, pas sûre d’elle mais elle est heureuse, « apaisée », elle redevient une petite fille face à son idole… Le même Tony Bennett dira d’elle, les jours suivants sa mort que c’était « une des chanteuses les plus authentiquement jazz. Je la place au même plan que Ella Fitzgerald ou Billie Holiday. Elle avait tous les dons. Si elle avait survécu, je lui aurais dit " Calme toi, tu es trop importante. La vie t’apprend comment la vivre, si tu lui en laisses le temps ». Un bouleversant qui plaira aux fans et qui permettra aux autres de découvrir une autre face de cette artiste exceptionnelle. Elle avait 27 ans lorsqu’elle meurt le 23 juillet 2011…

- discothécaire à la médiathèque Simone-de-Beauvoir 

Amy d’Asif Kapadia. Le Réserver ?*

Back to black
. Le Réserver ?

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