L'anniversaire de Kim Jong-Il de Aurélien Ducoudray et Mélanie Allag Version imprimable

Note : 5/5 (2 notes)

Mots-clés :

Jun Sang, 8 ans, vit en Corée du Nord avec sa famille. Là-bas, on ne célèbre pas les anniversaires sauf celui de Kim Jong-Il, le dirigeant bien-aimé, sauf qu'indirectement la nation entière fête aussi celui de Jun né le même jour.
La force de cette BD c'est de montrer la Corée du Nord à travers le regard d'un petit garçon. Il raconte avec la candeur d'un enfant de cet âge, son quotidien et si nous on se rend compte de l'endoctrinement, la désinformation, la pauvreté, la peur... que subit le peuple nord coréen, pour Jun c'est normal car il ne connaît que ça.

On peut considérer  que c'est un récit initatique car Jun va au fil de l'histoire changer, ouvrir les yeux et se rendre compte que la situation n'est pas si normale que ça. Mais il faudra du temps, franchir beaucoup d'obstacles, perdre des amis, des gens qu'il aime pour en arriver là.  Grandir ne se fait pas toujours sans peine.

Mélanie Allac, au dessin, donne vie aux personnages et son dessin, à première vue doux avec des couleurs gaies, et par moment glaçant et tellement expressif qu'il suffit de le regarder pour comprendre l'horreur de la situation. 

C'est une BD au discours fort, qui m'a fait passée par différentes émotions au cours de ma lecture.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

L'anniversaire de Kim Jong-Il  d'Aurélien Ducoudray  et Mélanie Allag - Declourt . Le Réserver ?*


Jirô Taniguchi Version imprimable

Note : 3.7/5 (3 notes)

Mots-clés :

L’auteur de japonais Jirô Taniguchi est mort ce samedi 11 février.
Depuis une trentaine d’année, il nous promenait dans certains quartiers du japon et nous racontait des histoires humaines, mélancoliques, contemplatives…Considéré un passeur entre le et la bande dessinée occidentale, Taniguchi a bâti une oeuvre riche et variée aux thématiques profondes et universelles.
C’est grâce à lui que j'ai découvert l'univers des mangas. J’ai lu Le Sommet des Dieux, une merveilleuse histoire, ensuite j’ai lu Quartier lointain qui est juste fantastique ! Le journal de mon père, un chef-d’œuvre…un auteur qui a donné du sens au mot nostalgie. Un poète

Une sélection ici pour découvrir ou redécouvrir Jirô Taniguchi

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie 

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Le jour où le bus est reparti sans elle de Beka Version imprimable

Note : 3.8/5 (5 notes)

Mots-clés :

Clémentine a du vague à l’âme et le moral dans les chaussettes. Elle décide de participer à un séminaire qui doit la « reconnecter avec son moi », vaste programme. Mais, car il y a un mais, le bus dans lequel elle devait retrouver « son moi », l’oublie lors d’une escale dans une épicerie. Évidemment l’épicier est super sympa , il l’héberge, lui raconte des contes et des petites histoires zen…Et grâce à cet oubli et à la zenitude de l’endroit, des personnages, Clémentine va…Va quoi ? Vous l’avez deviné ? Non ? Eh bien lisez la BD, dans un endroit zen avec une tasse de thé et un gâteau au chocolat. Pourquoi un gâteau au chocolat ? Mais tout le monde sait que le chocolat guérit de tout !
Le dessin et les couleurs sont très belles, quant à l’histoire, pour certains, elle va leur faire un bien fou, pour ma part je l’ai trouvée sirupeuse à souhait !

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie 

Le jour où le bus est reparti sans elle
de Beka et Marko. Bamboo. Le Réserver ?

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La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez Version imprimable

Note : 3.7/5 (3 notes)

Mots-clés :

Ce que j'aime dans la BD alternative, c'est qu'on peut y traiter de n'importe quel sujet. Le format des cases, le nombre de pages... rien n'est formaté. C'est exactement ce qu'il fallait pour traiter d'un sujet peu connu, le syndrome d'Asperger.
Par l'intermédiaire de son personnage Marguerite, Sophie Dachez nous raconte sa propre histoire. Elle nous explique comment à 27 ans elle a été diagnostiquée autiste, porteuse du syndrome d'Asperger.

Les illustrations de Mademoiselle Caroline, les couleurs, la mise en page mettent parfaitement l'histoire en valeur.

J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour Marguerite et les difficultés qu'elle rencontre en vivant avec cette "différence invisible" qui agace certains, en fait rire d'autres, et qui dérange même souvent amis, collègues, amoureux, famille, médecin de famille... on se rend compte que l'ignorance est grande. Je m'inclus dans le lot d'ailleurs. Mais, les auteurs ont eu la bonne idée de mettre à la fin du récit un cahier pédagogique qui explique très bien le syndrome d'Asperger.

Je vous invite donc à lire cette magnifique BD dès que possible.

Si vous voulez en savoir plus, lisez le blog de l'auteur.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

La différence invisible de Mademoiselle Caroline et Dachez - Delcourt. Le Réserver ?*

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Balles perdues de Walter Hill Version imprimable

Note : 2/5 (3 notes)

Mots-clés :

Chicago, pendant la prohibition. Roy Nash, gangster notoire, sort de prison trop rapidement à son goût. Il comprend rapidement que sa libération surprise est due au parrain de la mafia Al Capone. En effet, il se voit confier une mission. Il doit éliminer quelques malfrats ayant fui avec l’argent de Capone. Crime impardonnable dans le milieu, mais pour Nash c’est surtout une bonne occasion de récupérer son amour, partie avec les malfrats…
Ça tire de tous les côtés dans cette BD. Le coscénariste Walter Hill, qui vient du cinéma, imprime un rythme et un séquençage soutenu. La couleur, l’ambiance des années 30 est magistralement rendue par le dessin de Jef. impeccablement maîtrisé du début à la fin.

Pierre- - bibliothécaire médiathèque publique et universitaire de Valence

Balles perdues
de Walter Hill - Rue de Sèvres. Le Réserver ?*

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