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Murielle et Mounir s’aiment. Ils se marient, puis s’installent chez le docteur Pinget, père adoptif de Mounir. Ils n’en partiront pas, même après la naissance de leurs quatre enfants. Redevables de la bonté d’un beau-père qui couvre tous leurs besoins mais transforme chaque cadeau en barreau de prison, dépendant matériellement et financièrement de leur bienfaiteur, le jeune couple ne prendra jamais son envol. L’émancipation naturellement rêvée par Murielle se révèle impossible, et le piège se referme, jusqu’au drame. Tout a déjà été dit et analysé sur ce film belge découvert à Cannes en 2012 et inspiré d’un fait divers sordide qui traumatisa la Belgique en 2007 : le traitement de l’infanticide (nul spoiler ici car nul suspens dans ce film qui commence par la fin), l’asphyxie provoquée par la promiscuité au sein d’une cellule familiale dysfonctionnelle, la violence sourde qui règne sans que jamais une goutte de sang ne soit versée, l’aliénation qui annihile toute énergie vitale. Et surtout la lente et inéluctable descente aux enfers d’une femme emmurée dans sa vie et qui perd la raison, jusqu’à la pure folie. Enfin, la terrassante sensation de dépossession, de vide immense, de douleur insupportable, incarnée par Emilie Dequenne qui sidère et qui hante, longtemps après le visionnage. Tout a été dit sur ce film mais rien ne sert plus d’en parler, il faut maintenant le voir…

Mélanie - bibliothécaire à la MPU

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