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Alger, 1960. Enfermée à double tour dans la touffeur de l’appartement familial alors que ses parents et sa grand-mère sont au cinéma, une jeune fille révise son programme d’histoire pour le baccalauréat. Fille de colons, elle peste sur sa famille et notamment sur son père qui, non seulement ne comprend pas sa soif de liberté, mais a parfois envers elle un comportement déplacé et des attitudes graveleuses. Les souvenirs affleurent laissant percevoir à la fois la solitude de la narratrice, son désir d’émancipation, l’incommunicabilité flagrante qui régit les rapports avec sa mère, le conflit des générations, le regret d’être une fille à la liberté entravée. De l’appartement chauffé au-delà du supportable par le sirroco, la jeune fille entend des clameurs, voit depuis le balcon une foule envahir la rue : le peuple algérien revendique autonomie et liberté…
Inch’alla je voudrais que mon père crève ! est un texte moins violent que le laisserait entendre le titre mais dit clairement l’étouffement d’un être mis en miroir avec celui d’un peuple. Bien que mettant en scène l’Algérie de 1960, ce texte d’une troublante est universel, porteur d’espoirs et de révolte, portrait d’une adolescente qui s’interroge, souffre et cherche sa voie en même temps que son pays, s’émancipe et conquiert son indépendance.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Inch' Allah que mon père crève
d'Anny Cordina - Acte Sud Junior. Le Réserver ?

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