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L'auteure raconte/imagine la vie de sa grand-mère, Suzanne Meloche, première écrivaine automatiste, femme du peintre Marcel Barbeau. Suzanne décide un beau matin d'abandonner mari et jeunes enfants pour embrasser la vie, le refus global. C'est écrit au « tu », la narratrice interpelle l'absente, pour s'en approcher, la saisir, l'accueillir, l’inventer et à la fois, l'admonester. On y croise Borduas, Gauvreau, Pollock, Riopelle, New York, Saint--Baptiste de Rouville, le mouvement de libération des Noirs dans les Amériques et toute une bande de rebelles et de « garrocheux » de peinture, ça virevolte, éclabousse sur les toiles et sur les corps nus des filles. Intense traversée de l'Amérique, du désir, de la liberté « comme une nécessité extrême », de la folie et de l'abandon. De courtes phrases, des métaphores, lancées sur la page blanche, incisives, assassines, comme on jette avec fureur la peinture sur la toile.
Que demander de plus ? Lire.

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

La femme qui fuit d’Anaïs Barbeau-Lavalette - Livre de Poche. Le Réserver ?

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