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Dès que possible, Julien passe son temps avec son meilleur ami, son pc. Il joue aux jeux vidéo, il surfe sur le net, il "chat"... c'est un ado normal. Tout se passe bien avec ses parents. Il est ami avec Florian, un garçon un peu caractériel, qui a des problèmes avec son père. Et il discute avec Magali, son "amie virtuelle". Mais Julien s'ennuie. Alors au cours de ses pérégrinations sur le net, il va découvrir un nouvel univers où la surenchère à la violence est omniprésente. Julien va t-il sombrer ?

Je m'attendais un peu à autre chose en commençant ce . Je suis un peu déçue car je trouve ça un peu trop consensuel... le net est un danger, attention !, trop d'internet, de jeux vidéo conduit à la violence... ce discours me gène un peu car il est véhiculé par beaucoup et sert d'excuse à tout et n'importe quoi. Oui internet est une mine où on trouve le bon et le mauvais. oui, les jeux vidéo peuvent mener à l'addiction si on ne fais pas attention à ses enfants. Car l'abus est dangereux. C'est vrai dans tous les domaines. Mais, il ne faut pas diaboliser cet outil. Les leçons de morale c'est un peu lourd quelque fois.

Dans ce , l'auteur met l'accent sur le "happy slapping"  une "mode" qui consiste à se jeter sur un inconnu (ou pas) et le frapper, l'humilier... sous l'oeil complaisant de celui qui enregistre la scène avec son téléphone et ceux qui se délectent à le visionner et éventuellement faire le buzz autour. C'est une pratique dangereuse et répréhensible et entraine des poursuites judiciaires.
Ce que j'ai aimé par contre, c'est que l'auteur a très bien su décrypter la relation d'amitié ambigue qui lient les deux personnages masculins. Il y a un meneur et un suiveur, et là c'est donc Julien qui se laisse malgré lui entraîné par son pote. Il sait que ce qu'il fait c'est mal, ça le rend malade, il se dégoute même mais... il n'arrive pas à dire "stop !". Et ça, c'est la réalité de nombreux ados... Heureusement, son amie virtuelle va réussir à lui faire comprendre, que même si ce qu'il a fait est mal, il a le droit à l'erreur et que l'important c'est qu'il soit conscient que son comportement est nul, que son pote est nul et qu'il peut s'en sortir malgré tout. L'espoir est là.

Le "happy end" à la fin me parait un peu factice et j'ai eu beaucoup de mal à y croire. Dommage.

Même si ce n'est pas celui que je préfère de cet auteur, il a le mérite de faire réfléchir aux comportements en groupe qu'on peut avoir et surtout de poser la question : pour être apprécier des autres, doit-on agir contre sa volonté ?

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Vertige virtuel de Louis Atangana - Rageot. Le Réserver ?

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