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Il y a plusieurs façons de faire avec les clichés. On peut y céder sans s’en rendre compte. On peut se montrer plus malin qu’eux et briller à leurs dépens. Et puis on peut faire comme Philippe Fusaro dans Aimer fatigue : les magnifier. Tanger au début des années 70. L’hôtel Minzah est le lieu où se sont déjà trouvés, quand le commence, Lulù, jeune actrice italienne en manque de rôle, et La Spia, espion à la petite semaine qui est justement en train de lui vernir les ongles des pieds au rouge carmin. Dans la chambre d’à côté, un écrivain américain, malheureux comme la mort, s’est  comme chaque soir  assommé de rhum-coco et de barbituriques. Et voilà planté le décor en carton pâte : une actrice, un espion, un écrivain avec pour cadre un superbe hôtel. Il se dégage pourtant immédiatement un charme incroyable de ce de Fusaro qui s’applique, avec la petite qui lui sert d’écriture, à rendre avec sensualité l’histoire d’une complicité solaire. Une chaleur bienfaisante, une main sur l’épaule, des petits riens qui par petites touches, relèvent l’écrivain en détresse. Tout semblait donc foutu, et un ami paraît. On peut donc faire l'amour comme on fait l'amitié...
Un vrai bonheur de ce Aimer fatigue qui se lit le sourire aux lèvres.

François - Libraire à la Librairie des Cordeliers

Aimer Fatigue
de Philippe Fusaro - L'Olivier. Le Réserver ?

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