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Tout comme son grand-père et son père, Paul Katrakilis est médecin. Mais lui, contrairement à ses aînés, n’a jamais exercé, préférant traverser l’Atlantique et devenir pelotari professionnel. Cette situation qui dura de novembre 83 à décembre 87 l’a d’ailleurs rendu, comme il le dit lui-même, parfaitement heureux. Fils unique d’une famille fantasque, on comprend qu’il ait souhaité mettre des milliers de kilomètres entre lui et son père, le seul survivant d’une famille qui a fait du suicide une tradition. Son grand-père, était selon ses dires, un des médecins personnels de Staline. Il en a pour preuve le bout de cerveau du dictateur qu’il a pris après l’autopsie et mis dans du formol. Comment et pourquoi il est ensuite arrivé en France, qu’est devenue sa femme, tout ceci est un mystère. Le père de Paul, quant à lui, a épousé une femme qui a un lien si fort avec son jeune frère qu’elle semble davantage attachée à ce dernier qu’à son mari et à son propre fils. Lorsque ce jeune frère se suicide, elle en fait de même deux mois après. Le père de Paul ne paraît guère plus équilibré : il reçoit en short lorsque les beaux jours sont là et il a même fait des consultations en slip. Il mène une vie paradisiaque à Miami, lorsque Paul reçoit un appel lui apprenant que son père s’est suicidé. Il doit rentrer en France et se confronter à cette famille qu’il a fuie. Peu à peu, il va faire l’héritage de tout cela, apprendre à connaître ses parents. Cette succession, cet héritage il n’en veut pas mais il n’a pas le choix car cela fait partie de lui. La question est de savoir qu’en faire, comment s’en saisir, est-ce une fatalité ?

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

La succession de Jean Paul Dubois - L'Olivier. Le Réserver ?*

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