Mots-clés :

En débutant ses études supérieures, le narrateur s’imaginait en diplomate, assis nonchalamment à la terrasse d’un café loin de son pays natal, Israël. Mais cette absence de motivation a eu raison de son destin. Pour obtenir un financement de ses études en Israël, il est indispensable pour tout étudiant de se consacrer à l’histoire du peuple juif et notamment à la Shoah. Ainsi, avoir obtenu un financement privé, le narrateur se penche pour sa thèse sur les méthodes d’extermination des Juifs mises en place par les nazis dans leurs camps. Sa thèse brillamment passée, Yad Vashem lui propose d’encadrer les visites des camps en Pologne à destination des adolescents israéliens. Chelmno, Belzec, Treblinka, Sobibor, Majdanek, Auschwitz n’ont plus de secrets pour lui. Lors des visites, il adapte toutes ses connaissances à son jeune public. Dire sans effrayer, faire prendre conscience des horreurs qui se sont déroulées sur ces lieux qu’ils foulent. Il est important d’entretenir ce travail de mémoire. Mais le narrateur voit très rapidement que l’histoire n’a plus la côte : les chants que les jeunes entonnent drapés du drapeau national ne suffisent pas faire oublier les selfies hilares pris à l’entrée des camps, les vidéos regardées sur le téléphone portable et le manque d’intérêt de certains. Ce sont d’abord certains regards appuyés, puis des réflexions et enfin la colère du narrateur qui sent le poids de sa solitude. A quoi bon ce travail de mémoire ? Et si les descendants des victimes ne trouvent plus d’intérêt à la mémoire du peuple juif que va-t-il advenir de ce même peuple ?

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Le monstre de la mémoire de Yishaï Sarid - Actes Sud. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

8 notes :

  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  

Articles portant sur des thèmes similaires :

Les personnes qui aiment cet article aiment aussi :

Partagez ce billet !