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Du début à la fin ce m'a tenu aux tripes. J'ai aimé la façon dont est racontée l'histoire en prose libre. J'ai aimé que le présent alterne avec les souvenirs de Joe.
J'ai aimé la pudeur, le réalisme, l'engagement politique. Ce que j'ai bien aimé aussi c'est que l'auteur parle de cette Amérique des  exclus et des laissés-pour-compte sans en faire non plus trop. Juste raconter l'histoire de ces jeunes, pauvres, de différenes ethnies qui se retrouvent coincés dans des stéréotypes tenaces qui leurs collent à la peau. Pas d'avenir, pas d'envie autre que celui d'aller voir ailleur si l'herbe est plus verte. C'est souvent grâce à cet infime espoir qu'ils réussissent à survivre, un  jour après l'autre. Et puis, l'auteur aborde le problème du système judiciaire américain qui permet, dans certains états, de condamner à mort des personnes à peine majeures. Et puis elle questionne : comment une famille survit-elle à la condamnation à mort d'un de ses membres ? Comment continuer à vivre quand les médias, les autres gens vous considèrent aussi coupable que la personne incarcérée ? Toutes ces questions et plus sont traités dans ce qui malgré ses 400 pages se lit quasiment d'une traite.
C'est un poignant sans être larmoyant qui permet de mettre en exergue tout un pan de la société américaine occultée bien souvent par le mirage qu'est Hollywood.
Coup de coeur.

  - Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir 

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