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 Oui, monsieur Foglia, les Schlacks, Schlacks et autres onomatopées et signes graphiques incongrus m’ont agacée dans Bloody Miami, mais je me range, puisque, selon vous, il y a deux clans de lecteurs de ce , dans celui de ceux et celles qui l’ont aimé. Tom Wolfe décrit la complexité sociale de Miami, nous en montre dans ses personnages, plusieurs groupes (les Cubains (le maire, un jeune policier et une secrétaire médicale), les Haïtiens (le professeur d’université et ses deux enfants), les Noirs du Sud (le chef de police) et les Blancs (journalistes, artistes, immigrés russes et autres). Il confère à ses personnages une densité et une réalité qui m’ont fait m’attacher à eux et à leurs interactions, car ils seront tous reliés d’une manière ou d’une autre, dans des situations souvent conflictuelles. Les amateurs (et aussi les détracteurs) d’art contemporain seront amusés par le regard iconoclaste lancé par l’auteur sur la Miami Basel, l’importante foire d’art contemporain, et sur les gens qui y gravitent. Wolfe excelle dans l’analyse des représentations sociales et montre comment l’ego des individus est constamment en construction et en lutte pour s’affirmer. Un « struggle for power » on ne peut plus américain… Mais ce qui grouille et magouille à Miami, ces jours-ci, ce n’est peut-être pas si différent de ce qui se passe à Montréal ou à Laval…


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Une suggestion de lecture proposée par un lecteur de Montréal membre du club des Irresistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques de Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.



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