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Salma est condamnée, condamnée à mourir enfermée dans une cave. Chaque soir, à la tombée de la nuit, pour ne pas voir son visage et ainsi avoir pitié d’elle, ses tantes lui apportent à manger, repas qu’elles glissent par une trappe. Le crime de Salma ? Aimer. Aimer un homme avec qui elle a fui alors qu’elle est mariée. Aimer une homme qui la considère comme la plus belle « chose » au monde tandis que son mari est parti à des milliers de kilomètres, la laissant entre les mains de sa belle- mère et maîtresse. Salma est la victime d’une société ancrée dans la tradition, où les hommes dirigent, décident de tout et gare à celle qui nuit à la réputation de la famille. Mais n’allez pas croire que les hommes ont tous les torts. Les femmes, certaines femmes, sont tout aussi coupables que les hommes. On dirait un conte, un conte tragique où la princesse de l’histoire a trouvé son prince charmant mais jamais les bonnes fées ne se sont penchées sur son berceau.
J’ai beaucoup aimé ce livre. Les personnages, quels que soient leurs rôles sont des victimes individuelles de cette société figée mais personne n’ose remettre en question l’ordre établi, ils auraient peut-être trop à perdre.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

L’échelle de la mort de Mamdouh Azzam - Actes Sud. Le Réserver ?

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