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Guillausme de Fonclare est atteint d’une maladie atroce dite « auto-immune » et « orpheline », sans espoir de guérison. Mystérieuse et lancinante, cette maladie dévore ses muscles et le condamne à l’invalidité puis à la mort. C’est dans la nudité de sa douleur qu’il se raconte. Il fend l’armure qu’il se compose au quotidien pour assumer son poste de directeur de l’Historial de la Grande guerre à Péronne. Un travail qui lui permet d’oublier un peu la décadence de son corps. L’immense solitude dans laquelle la maladie l’enferme se trouve allégée par le lien qu’il a tissé avec ses frères soldats. Monsieur le Directeur est une victime de la maladie parmi les « gueules cassées » de la grande guerre. Et cette fraternité du corps, cette proximité de la tragédie, tout comme l’exigeante lucidité dont il fait preuve, lui servent d’exutoire. Même s’il reste discret sur son passé, on comprend à demi-mot qu’il a des drames notamment la perte de son père pilote d’essai à l’Aérospatiale, qui a trouvé la mort en vol... Lui-même père de deux enfants, leur dit tout son amour en quelques sobres pages, en espérant ne pas leur laisser sa maladie en héritage. Dans ma peau, n’est pas un livre de désespoir mais au contraire de dignité et de courage. L’auteur, dans une écriture maîtrisée, célèbre l’homme dans les subtiles nuances de ses forces et faiblesses mêlées.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Dans ma peau de Guillaume de Fonclare - Stock. Le Réserver ?*

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