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L’auteur qui a reçu le Prix Goncourt en 2011 pour son premier « L’art français de la guerre », donne la parole alternativement à deux générations : celle du père et celle du fils. Au début des années 60, le père, jeune appelé, a participé à la guerre d'Algérie dans les commandos, puis dans la clandestinité avec l'OAS. Il n'est pas revenu indemne de cette guerre étrange. Violent, raciste proche de l’extrême droite, il a l'immigration en provenance du Maghreb comme une invasion. Le fils que l’on retrouve en 2015 dans une cité de banlieue a des contours plus flous. Il subit les humeurs de son père devenu infirme tout en veillant sur lui. C’est un livre très bien écrit qui raconte avec beaucoup de réalisme comment la guerre d’Algérie a détruit les combattants des deux bords et engendré une incompréhension et une haine qui perdurent encore. Un livre de colère et de fureur atténuées par un beau portrait de femme qui apaise cet univers virile.

bibliothécaire médiathèque Simone de Beauvoir

Féroces infirmes d’Alexis JenniGallimard. Le Réserver ?
L'Art français de la guerre. Le Réserver ?

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