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Après "Où on va, papa?" et "Veuf", Jean Louis Fournier poursuit l'exploration tout en humour et tout en ironie de sa famille.
Il s'agit cette fois-ci d'une lettre ouverte à sa fille, "son chef d'oeuvre" qui a vu le jour après la naissance de deux garçons, lourdement handicapés, décédés aujourd'hui. La relation filiale complice et tendre d'antan a désormais laisser place à un rapport distant fait d'incompréhensions et de rendez-vous ratés. La rencontre d'un homme dit Monseigneur et à travers lui de la foi religieuse a changé la fille de l'écrivain. Sa nouvelle vie oisive (car elle refuse de travailler) est centré sur Dieu et son père voit s'éteindre celle qui était la lumière de sa vie.
A travers des textes très courts, le lecteur plonge avec tendresse dans la boite à souvenirs de cet amour paternel déçu.
Fournier manie l'humour, "cette politesse du désespoir" avec brio pour mettre à distance sa solitude grandissante, sa peine de voir sa fille s'éloigner de lui, du monde, des valeurs qu'il lui a inculpé. Et pour une fois que ce sont les parents qui se plaignent de leurs enfants, on ne va pas bouder son plaisir et se priver d'une lecture si rapide et si agréable...Notamment que l'écrivain s'est vue contraint d'insérer le droit de réponse de sa fille à la fin de l'ouvrage où celle-ci a pu s'exprimer et donner sa version caustique et mordante de leur relation, en digne héritière de son père.

Adja - bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir.

La servante du Seigneur de Jean-Louis Fournier - Stock. Le Réserver ?
Où on va, papa? Le Réserver ?
Veuf. lire la critique
ici et une autre ici. Le Réserver ?

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