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Ce 26 avril 2016, il y aura 30 ans que Tchernobyl est devenu un nom familier, l’épicentre d’un sinistre majeur… La journaliste Svetlana Alexievitch, récipiendaire du Nobel de littérature l’an dernier, a enquêté sur place et rencontré les survivants de 1993 à 1997 ; sept ans plus tard, on pouvait commencer à mesurer l’ampleur du désastre… Elle a transcrit et configuré leurs paroles en longs monologues parfois collectifs, beaucoup de femmes témoignant, les épouses des conscrits aux premiers secours ou aux travaux de nettoyage, etc. Subdivisé en trois parties, l’ouvrage se construit sur des variations, des reprises. Les titres des monologues vous happent : Monologues sur ce dont on peut parler avec les vivants et les morts – Monologue sur une vie entière écrite sur une porte. La désinformation, l’impossibilité pour les Biélorusses des campagnes de tout abandonner derrière eux, l’incurie gouvernementale sous Gorbatchev (et avant !) ont amplifié la catastrophe. Le désarroi de ces humains qui constatent que « les livres n’étaient d’aucun secours » ou confient : « J’ai eu peur. Pas pour moi. Pour mon fils, étudiant à Moscou. Il n’a nul endroit où revenir. » Ce désarroi, ce désespoir, il fallait en rendre compte et nous ne les ressentons que trop bien…

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.

La Supplication : Tchernobyl, chroniques du monde après l’apocalypse de Svetlana Alexievitch - JC Lattès. Le Réserver ?*

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