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Lorsqu’il a choisi de quitter l’Allemagne en 1928 pour partir en Argentine, Wicentry Rosenberg a d’abord souhaité mettre de la distance entre sa mère et lui. A Buenos Aires, il retrouve des amis, des compatriotes et se fait désormais appeler Vicente. Il mène une vie heureuse entre ses amis et la nouvelle famille qu’il a construite en se mariant. Bien sûr, il n’oublie pas sa mère qui ne cesse de lui écrire pour demander des nouvelles, elle s’inquiète pour lui. Peu à peu, Vicente va prendre conscience de l’évolution de la situation du pays qu’il a quitté quelques années auparavant. A travers les lettres de sa mère qui se font de plus en plus rares, qui mettent 6 mois à arriver, il apprend la famine, la violence et le ghetto dans lequel tous les juifs ont été enfermés. Pourquoi n’a-t-il rien fait ? Pourquoi n’a-t-il pas plus insisté pour que sa mère le rejoigne ? Mais le voulait-il vraiment ? Rongé par la culpabilité, Vicente va se construire son propre ghetto intérieur.
J’ai aimé ce . Il aborde notamment cette identité qu’on impose pour définir l’autre, la culpabilité de ceux qui ont survécu à la Shoah et qui ont appris ce qui est arrivé à ceux qu’ils ont laissé derrière eux en ne sachant pas exactement où, quand et comment ils sont morts, imaginant toujours le pire.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena - P.O.L. Le Réserver ?

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