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En voyage scolaire à Londres, Eric, Thierry et Andreas passionnés de jeux vidéo vont découvrir une boutique atypique et en revenir avec un jeu fascinant "L'ultime jeu". Mais ce jeu va les propulser au cœur de la barbarie humaine. Arriveront-ils à en sortir indemne ?
Cette adaptation d'un de Christian Lehmann paru en 97 est à la hauteur de mes attentes. Tout d'abord les auteurs ont actualisé certains titres afin d'être compris par ceux qui ne sont pas des joueurs passionnés ou qui ont moins de 17 ans. L'âme du a été conservée et grâce à la magie du dessin, on se retrouve à naviguer entre réalité et virtuel. Il y a des cases magnifiques qui se suffisent à elles-mêmes pour exprimer l'horreur de la guerre. Même si l'auteur dénonce la surenchère de la violence dans les jeux vidéo, il ne fait pas pour autant le procès du jeu par lui-même, il montre surtout que la banalisation de la guerre à travers le jeu déshumanise les victimes. Comment appréhender la mort, la peur, l'horreur lorsqu'on est derrière un écran, bien assis dans son fauteuil et qu'on tire sur tout ce qui bouge ? On ne joue pas avec des pions mais avec des vies humaines et même si ça n'a aucune conséquence directe, banaliser cela équivaut, en tout cas pour moi, à perdre de vue l'essentiel, c'est-à-dire que la vie est fragile et qu'on doit la préserver avant tout, même dans un jeu virtuel.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

No pasaran, le jeu - Christian Lehmann & Antoine Carrion - Rue de Sèvres.
Le Réserver?

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