Mots-clés :

Depuis son enfance, la narratrice aime imaginer des histoires, raconter des récits. Elle aurait pu en faire son métier, devenir écrivain mais aux mots, elle a préféré les chiffres. Fraîchement retraitée, elle se rend chaque vendredi matin au Franprix, situé au 93 de la mal nommée rue du Rendez-vous à Paris. Là travaille Gordana, une jeune femme au prénom rugueux, au buste avantageux mais à l’allure bancale. Elle occupe toujours la même caisse et la narratrice se plait à toujours passer à la caisse numéro 4, espérant attirer son attention. Mais elle n’est pas la seule. Il y a cet homme, un quarantenaire qui vient lui aussi tous les vendredis matins et qui s’obstine à passer à la caisse de Gordana. L’a-t- elle remarqué ? Ne voit-elle pas que l’obstination de cet homme n’est pas un hasard ? Un regard échangé, deux doigts qui se touchent lorsque la monnaie est rendue, une histoire pourrait naître si … La narratrice observe, elle est attentive, elle imagine et ce sont de nouvelles histoires, de nouveaux destins qui prennent forme. Il lui faut combler ces solitudes et la sienne aussi certainement. On ne sait plus trop ce qui est vrai, ce qui est faux. Mais quelle importance, il est plus intéressant de voir le travail de l’auteur, de voir se créer, se défaire des vies. Dans ce , l’auteure a quitté son Cantal natal pour Paris, lieu de solitude. C’est justement de solitude dont il est question dans la vie de ces trois personnages. Dans ce très juste, le retrouvera le souci du détail, le sens de la description si particuliers à -Hélène Lafon, qui font que chacun s’y retrouve un peu.

- Bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Nos vies de  Marie-Hélène Lafon - Buchet/Chastel. Le Réserver ?

D'autres conseils de lectures sur notre portail

3 notes :

  • Anonyme :  
  • Anonyme :  
  • Anonyme :  

Articles portant sur des thèmes similaires :

Les personnes qui aiment cet article aiment aussi :

Partagez ce billet !