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Je dois dire d’emblée que je suis une « fan » de Philippe Claudel, dont je viens de terminer ce . Encore ici, on retrouve un auteur qui nous accroche dès les premières pages et nous fait passer par toute une gamme d’émotions, en se mettant dans la peau d’un homme d’une trentaine d’années qui a quitté brutalement la maison à l’adolescence. Il retourne pour la première fois dans son village natal, pour enterrer sa mère. Des pluies abondantes et des crues inondent le village. Durant les trois jours qu’il passera surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu’Il est mort dans une guerre lointaine. D’autres personnages, bien que secondaires, sont aussi là pour notre plus grand plaisir littéraire, avec leur vies, leurs peines, leur compassion ou leur apparente dureté… Quel écrivain que ce Claudel ! Rien de trop, jamais, mais toujours juste ce qu’il faut pour nous  humaniser ses récits, leur donner de l’épaisseur et créer un climat qui entraîne ses lecteurs dans un monde dont on ne se détache qu’à regret. Comment ne pas être touché par ce poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l’amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve. Croyez-moi : lire cet auteur, c’est l’aimer et l’adopter !

Une suggestion de lecture proposée par un  de Montréal membre du club des Irrésistibles du Réseau des Bibliothèques Publiques Montréal partenaire des Médiathèques du Pays de Romans.


Quelques-uns des cent regrets de Philippe Claudel - Stock. Le Réserver ?

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