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On aurait pu penser que dans l’Amérique d’Obama, la société américaine avait en partie évacué son passé ségrégationniste. Quelle naïveté de ma part ! Ce livre nous fait découvrir la réalité des jeunes hommes noirs, souvent issus des quartiers pauvres des grandes villes américaines, et qui n'ont comme horizon que la délinquance ou la prison. La couleur de la peau est un marqueur social indélébile, qui enferme dans un carcan le destin de ces citoyens devenus la mauvaise conscience de l'« American Dream ». L’écrivain a eu l’idée d’écrire ce livre après les sanglots de son fils de 15 ans, Samori, suite à l’acquittement des policiers responsables de la mort de Michael Brown, un adolescent noir abattu de six balles à Ferguson, dans le Missouri. J’ai trouvé intéressante la notion de « corps noir » ainsi que son développement.
Une fois ma lecture terminée, j’ai su qu’il fallait que je me replonge dedans avec lenteur…Un livre qui analyse avec beaucoup de précision la question raciale dans un pays qui n'en a pas fini avec un passé qui pèse encore lourdement sur les consciences. Livre qui aurait pu être seulement de colère mais qui évite cet écueil en remontant les racines d'un mal dont le poison continue à se diffuser dans la société américaine.

- bibliothécaire à la Médiathèque  Monnaie

Une colère noire
de Ta-Nehisi Coates - Autrement. Le Réserver ?*

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