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V, l’héroïne et narratrice a grandi sans figure paternelle. Lorsqu’elle fait la connaissance de G. lors d’un repas organisé par des amis à sa mère, elle a 13 ans, lui 50 ans. Elle ne comprend pas que dans les regards qu’il lui lance il y a de l’envie, de la prédation. Naïvement, elle apprécie de devenir réalité dans les yeux de quelqu’un, d’exister pour quelqu’un. Une relation naît entre eux, une relation qui normalement n’a pas lieu d’être. Cet homme est connu pour ses amours avec de très jeunes filles. Si certains parmi les relations de sa mère sont choqués, ils n’en disent rien. Quant à sa mère, elle ne s’est pas opposée longtemps devant cet « amour » naissant. Il l’initie à ce qu’il appelle l’amour, il se veut pygmalion. Avec le recul, elle se dit qu’il l’a surtout initié au dégoût d’elle-même. L’homme de lettres qu’est G va se servir de chacune des histoires qu’il a vécues avec des jeunes filles pour écrire des livres à sa gloire. Là où il devrait être honni, il est encensé pour son style, ses histoires. Au fil des ans, leur relation s’étiole. Il faut dire que le corps de V est moins attrayant pour G, alors il repart en conquête. V quant à elle prend conscience de ce qu’elle croyait être une belle histoire, elle prend conscience de ce qu’il est lui, un pervers.
Que dire de ce livre ? Je ne peux pas vous dire que je l’ai aimé ou pas aimé. Simplement dire qu’il laisse un drôle de goût dans la bouche devant le caractère malsain et pervers de G, l’hypocrisie d’une société qui se dit bien-pensante, l’inconsistance et l’inconscience de la mère. Le phénomène MeToo a ouvert la brèche à quelque chose que beaucoup savaient et taisaient. Tout cela n’est maintenant plus tolérable.

- bibliothécaire à la Médiathèque Simone de Beauvoir

Le consentement de Vanessa Springora - Grasset. Le Réserver ?
La critique de ici

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